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PROGRAMME

7 mars 2016 à 20h16
Caccini • Dolcissimo Sospiro, Amarilli mia bella, Mentre che fra doglie e pene Luzzaschi •Toccata Caccini • Movetevi a pietà Peri • Tu dormi Caccini • A quei sospiri ardenti, Vedrò il mio sol Peri • Tra le donne Caccini •Tutto il di piango, Odi Euterpe Caccini • Torna deh torna Piccinini • Aria di sarabanda Caccini • Perfidissimo volto, Non ha’l ciel Peri • Tutto il di piango, Al fonte al prato Luzzaschi • Canzona Caccini • Pien d’amoroso’affetto Peri • Un di soletto

Tarif unique 11€

Gratuit pour les enfants de moins de 15 ans

Règlement sur place

Chèque ou espèces uniquement (pas de CB)

 

Réservation indispensable

par mail de préférence : resa@lacourroie.org

ou par téléphone : 04 90 32 11 41

 

Placement libre

Concert sans entracte, durée 1h environ

 

Soupe, desserts et boissons vous sont proposés

à partir de 19h15 et à l’issue du concert

Boissons : 1€

Soupe : 3€

Desserts : 2€

 

Réserver

en cliquant ici

 Marc Mauillon • baryton Angélique Mauillon • harpe Pien d’amoroso affetto Florence 1600 Jacopo Peri Giulio Caccini Deux chanteurs virtuoses, deux compositeurs qui allaient révolutionner l’art du chant
En cette fin de XVIème siècle, la cité de Florence se prépare à accueillir une fête extraordinaire ; on célèbre le mariage de Ferdinand de Médicis et de Christine de Lorraine. Les plus grands chanteurs, les instrumentistes les plus virtuoses sont réunis pour participer à ces réjouissances qui donneront le jour à une oeuvre musicale sans pareil, « Les intermèdes de La Pellegrina », qui nous fait basculer dans l’ère baroque, en laissant derrière nous la Renaissance et ses grandes compositions contrapuntiques. La direction musicale est confiée à Emilio de Cavalieri, assisté de Jacopo Peri et Giulio Caccini. Ces trois musiciens partagent la même croyance en un nouveau style de musique, qui vise à abandonner l’écriture polyphonique au profit d’une musique soliste, confiant les sentiments du texte à une seule voix. Car comme le disait Vicenzo Galilei : « Plus le nombre des voix qui chantent ensemble est grand, moins on pourra saisir le sens de l’aria en question et moins son caractère émouvra l’âme des auditeurs». Cette nouvelle musique a vu le jour dans les salons florentins, où se réunissaient des cercles de penseurs, philosophes, et musiciens. Caccini avait vingt ans lorsqu’il fréquentait la Camerata Bardi. Il en a 50 lorsqu’il publie « le Nuove Musiche », recueil de monodies qui connut un succès tel qu’on en compte deux ré-impressions du vivant de l’auteur. Caccini cite cette phrase dans sa préface : « La musique n’est pas autre chose que le texte, le rythme, et enfin le son, et non le contraire… elle doit pouvoir pénétrer dans les esprits d’autrui et produire ces merveilleux effets qu’admirent les écrivains. » Jacopo Peri fréquentait les mêmes lieux que Giulio Caccini. Il jouait de l’orgue et des instruments à clavier, mais était également un chanteur reconnu. Nous avons quelques lettres de Pietro Bardi qui résument bien la complicité-rivalité qui unissait les deux musiciens. Pietro Bardi : « Jacopo Peri, en rivalisant avec Giulio, acheva l’entreprise du style représentatif, et, évitant une certaine rudesse et un archaïsme que l’on entendait dans les musiques de Galilei, adoucit, de pair avec Giulio, ce style, et le rendit apte à mouvoir les passions de l’âme d’une façon rare, ce qui, avec le temps, fut fait par l’un et par l’autre. C’est pourquoi ils acquirent le titre de premiers chanteurs et d’inventeurs de cette façon de chanter et de composer. » « Peri avait plus de science, et ayant trouvé le moyen d’imiter le parler familier, en utilisant peu de notes et une précision exemplaire, il se fit une grande réputation, Giulio avait plus d’élégance dans ses inventions. » Plusieurs enregistrements discographiques ont déjà été consacrés à Giulio Caccini et ses « Nuove Musiche ». Quelques pièces de Peri ont également été enregistrées au sein de différentes anthologies dédiées à la monodie florentine. Mais il nous a semblé intéressant de mettre en parallèle le génie de ces deux grands musiciens. D’explorer deux mondes, où le langage et les principes de composition sont certes très proches, mais où la sensibilité et la manière d’émouvoir n’ont rien à voir. Ces pièces monodiques sont pensées pour être chantées avec pour seul accompagnement un instrument à cordes pincées, afin d’exprimer au mieux les passions humaines. Si Peri et Caccini s’accompagnaient souvent eux-mêmes, ils se produisaient également entourés de certains membres de leur famille. Ainsi la dimension familiale de ce duo s’inscrit tout naturellement dans la lignée de ces grands musiciens…
Marc Mauillon Valeur sûre du répertoire baroque (Atys, Platée, Didon et Enée, Armide... avec les Arts Florissants, Hippolyte et Aricie à l'Opéra de Paris avec le Concert d'Astrée, Egisto, Cadmus et Hermione avec le Poème Harmonique, King Arthur avec le Concert Spirituel...), Marc Mauillon a aussi donné une nouvelle jeunesse à Guillaume de Machaut à travers trois enregistrements (Eloquentia) salués par la critique et plébiscités par le public. Interprète également de Mozart (Papageno, Guglielmo...) et de l'opérette (Ofenbach, Rosenthal, Ganne...), il s'illustre enfn dans les répertoires contemporain (Cachafaz, d'après Copi, Robert le Cochon de Marc-Olivier Dupin...) et du vingtième siècle : Les Mamelles de Tirésias, Pelléas et Mélisande, ou encore L'Enfant et les Sortilèges à l'Opéra de Nancy et au Festival de la Meije. En 2013, il a enregistré l'intégrale chez Eloquentia des mélodies de Poulenc et Eluard avec Guillaume Coppola, qu'il donne en concert à Besançon et Condette en 2015 ; et cette saison sort un CD consacré aux mélodies de la Grande Guerre avec Anne le Bozec. C'est en septembre 2014 que Marc Mauillon ajoute la corde pédagogique à son arc, après avoir donné plusieurs master-classes en France et à l'étranger, en devenant professeur de chant au Pôle Sup' 93 d’Aubervilliers.
Angélique Mauillon Après des études de harpe classique auprès de Josette Rives et de Christophe Truant, Angélique Mauillon choisit de se spécialiser dans l'interprétation des musiques anciennes. Elle suit l'enseignement d'Eugène Ferré au CNSMD de Lyon, et de Mara Galassi à la Scuole Civiche de Milano. Angélique Mauillon se fait l’interprète d’un vaste répertoire allant du XIIIème au XVIIIème siècle. Ainsi, elle joue de la harpe médiévale avec les ensembles Alla Francesca et Tasto Solo, et de la harpe renaissance avec les ensembles Doulce Mémoire et Les Jardins de Courtoisie. Enfin, elle participe à de nombreuses productions de musique baroque avec la harpe triple, au sein d'ensembles tels qu'Elyma, La Fenice, Le Concert d'Astrée, Le Poème Harmonique, Il Seminario musicale, Artaserse. Elle se produit régulièrement en recital aux côtés de son frère, le baryton Marc Mauillon, avec lequel elle explore également le répertoire des XIVème et XVème sièces, en compagnie de P. Hamon et V. Biffi. Elle a collaboré à plus d'une quinzaine d'enregistrements pour les labels Alpha, ZIG-Zag territoires, Eloquentia, Ricercar, etc… Titulaire du Certificat d'Aptitude, Angélique Mauillon enseigne la harpe ancienne au CRR de Tours et au CNSMD de Lyon.
7 mars 2016 à 20h16
Caccini • Dolcissimo Sospiro, Amarilli mia bella, Mentre che fra doglie e pene Luzzaschi •Toccata Caccini • Movetevi a pietà Peri • Tu dormi Caccini • A quei sospiri ardenti, Vedrò il mio sol Peri • Tra le donne Caccini •Tutto il di piango, Odi Euterpe Caccini • Torna deh torna Piccinini • Aria di sarabanda Caccini • Perfidissimo volto, Non ha’l ciel Peri • Tutto il di piango, Al fonte al prato Luzzaschi • Canzona Caccini • Pien d’amoroso’affetto Peri • Un di soletto
 Marc Mauillon • baryton Angélique Mauillon • harpe Pien d’amoroso affetto Florence 1600 Jacopo Peri Giulio Caccini Deux chanteurs virtuoses, deux compositeurs qui allaient révolutionner l’art du chant
En cette fin de XVIème siècle, la cité de Florence se prépare à accueillir une fête extraordinaire ; on célèbre le mariage de Ferdinand de Médicis et de Christine de Lorraine. Les plus grands chanteurs, les instrumentistes les plus virtuoses sont réunis pour participer à ces réjouissances qui donneront le jour à une oeuvre musicale sans pareil, « Les intermèdes de La Pellegrina », qui nous fait basculer dans l’ère baroque, en laissant derrière nous la Renaissance et ses grandes compositions contrapuntiques. La direction musicale est confiée à Emilio de Cavalieri, assisté de Jacopo Peri et Giulio Caccini. Ces trois musiciens partagent la même croyance en un nouveau style de musique, qui vise à abandonner l’écriture polyphonique au profit d’une musique soliste, confiant les sentiments du texte à une seule voix. Car comme le disait Vicenzo Galilei : « Plus le nombre des voix qui chantent ensemble est grand, moins on pourra saisir le sens de l’aria en question et moins son caractère émouvra l’âme des auditeurs». Cette nouvelle musique a vu le jour dans les salons florentins, où se réunissaient des cercles de penseurs, philosophes, et musiciens. Caccini avait vingt ans lorsqu’il fréquentait la Camerata Bardi. Il en a 50 lorsqu’il publie « le Nuove Musiche », recueil de monodies qui connut un succès tel qu’on en compte deux ré-impressions du vivant de l’auteur. Caccini cite cette phrase dans sa préface : « La musique n’est pas autre chose que le texte, le rythme, et enfin le son, et non le contraire… elle doit pouvoir pénétrer dans les esprits d’autrui et produire ces merveilleux effets qu’admirent les écrivains. » Jacopo Peri fréquentait les mêmes lieux que Giulio Caccini. Il jouait de l’orgue et des instruments à clavier, mais était également un chanteur reconnu. Nous avons quelques lettres de Pietro Bardi qui résument bien la complicité-rivalité qui unissait les deux musiciens. Pietro Bardi : « Jacopo Peri, en rivalisant avec Giulio, acheva l’entreprise du style représentatif, et, évitant une certaine rudesse et un archaïsme que l’on entendait dans les musiques de Galilei, adoucit, de pair avec Giulio, ce style, et le rendit apte à mouvoir les passions de l’âme d’une façon rare, ce qui, avec le temps, fut fait par l’un et par l’autre. C’est pourquoi ils acquirent le titre de premiers chanteurs et d’inventeurs de cette façon de chanter et de composer. » « Peri avait plus de science, et ayant trouvé le moyen d’imiter le parler familier, en utilisant peu de notes et une précision exemplaire, il se fit une grande réputation, Giulio avait plus d’élégance dans ses inventions. » Plusieurs enregistrements discographiques ont déjà été consacrés à Giulio Caccini et ses « Nuove Musiche ». Quelques pièces de Peri ont également été enregistrées au sein de différentes anthologies dédiées à la monodie florentine. Mais il nous a semblé intéressant de mettre en parallèle le génie de ces deux grands musiciens. D’explorer deux mondes, où le langage et les principes de composition sont certes très proches, mais où la sensibilité et la manière d’émouvoir n’ont rien à voir. Ces pièces monodiques sont pensées pour être chantées avec pour seul accompagnement un instrument à cordes pincées, afin d’exprimer au mieux les passions humaines. Si Peri et Caccini s’accompagnaient souvent eux-mêmes, ils se produisaient également entourés de certains membres de leur famille. Ainsi la dimension familiale de ce duo s’inscrit tout naturellement dans la lignée de ces grands musiciens…
Marc Mauillon Valeur sûre du répertoire baroque (Atys, Platée, Didon et Enée, Armide... avec les Arts Florissants, Hippolyte et Aricie à l'Opéra de Paris avec le Concert d'Astrée, Egisto, Cadmus et Hermione avec le Poème Harmonique, King Arthur avec le Concert Spirituel...), Marc Mauillon a aussi donné une nouvelle jeunesse à Guillaume de Machaut à travers trois enregistrements (Eloquentia) salués par la critique et plébiscités par le public. Interprète également de Mozart (Papageno, Guglielmo...) et de l'opérette (Ofenbach, Rosenthal, Ganne...), il s'illustre enfn dans les répertoires contemporain (Cachafaz, d'après Copi, Robert le Cochon de Marc-Olivier Dupin...) et du vingtième siècle : Les Mamelles de Tirésias, Pelléas et Mélisande, ou encore L'Enfant et les Sortilèges à l'Opéra de Nancy et au Festival de la Meije. En 2013, il a enregistré l'intégrale chez Eloquentia des mélodies de Poulenc et Eluard avec Guillaume Coppola, qu'il donne en concert à Besançon et Condette en 2015 ; et cette saison sort un CD consacré aux mélodies de la Grande Guerre avec Anne le Bozec. C'est en septembre 2014 que Marc Mauillon ajoute la corde pédagogique à son arc, après avoir donné plusieurs master-classes en France et à l'étranger, en devenant professeur de chant au Pôle Sup' 93 d’Aubervilliers.
Angélique Mauillon Après des études de harpe classique auprès de Josette Rives et de Christophe Truant, Angélique Mauillon choisit de se spécialiser dans l'interprétation des musiques anciennes. Elle suit l'enseignement d'Eugène Ferré au CNSMD de Lyon, et de Mara Galassi à la Scuole Civiche de Milano. Angélique Mauillon se fait l’interprète d’un vaste répertoire allant du XIIIème au XVIIIème siècle. Ainsi, elle joue de la harpe médiévale avec les ensembles Alla Francesca et Tasto Solo, et de la harpe renaissance avec les ensembles Doulce Mémoire et Les Jardins de Courtoisie. Enfin, elle participe à de nombreuses productions de musique baroque avec la harpe triple, au sein d'ensembles tels qu'Elyma, La Fenice, Le Concert d'Astrée, Le Poème Harmonique, Il Seminario musicale, Artaserse. Elle se produit régulièrement en recital aux côtés de son frère, le baryton Marc Mauillon, avec lequel elle explore également le répertoire des XIVème et XVème sièces, en compagnie de P. Hamon et V. Biffi. Elle a collaboré à plus d'une quinzaine d'enregistrements pour les labels Alpha, ZIG-Zag territoires, Eloquentia, Ricercar, etc… Titulaire du Certificat d'Aptitude, Angélique Mauillon enseigne la harpe ancienne au CRR de Tours et au CNSMD de Lyon.