INFORMATIONS  PRATIQUES

Tarif concert : 11€

Gratuit pour les enfants de moins de 15 ans

Règlement sur place (chèque ou espèces uniquement)

Réservation indispensable

par mail de préférence : resa@lacourroie.org

ou par téléphone : 04 90 32 11 41

 

Concert du soir  à 20h17

Ouverture de La Courroie à 19h

Petite restauration sur place

avant et après le concert

Boissons 1€ • Soupe  3€ • Desserts 2€

 

Concert du matin à 11h

Ouverture de La Courroie à 10h

Petit déjeuner à 10h réservation indispensable

Tarif 6€ pour tous : Thé, café, chocolat chaud, pain frais, brioches et confitures maison ...

 

Placement libre

 Heinrich Ignaz Franz von Biber (1644-1704) Les sonates du Rosaire (extraits) Les mystères joyeux Annonciation Nativité Les mystères douloureux Christ au mont des oliviers Portement de croix Crucifixion Les mystères glorieux Résurrection du seigneur Ascension Pentecôte Assomption Scène apocryphe l’ange gardien
 Les Veilleurs de nuit Alice Piérot • violons baroques Elisabeth Geiger • clavecin et orgue Angélique Mauillon • Harpe Jean Gaudy • violoncelle baroque

PROGRAMME

Mercredi 4 mai à 20h15 Jeudi 5 mai (Ascension) à 11h Petit déjeuner en option à 10h
[... ]Voici un recueil de pièces de toutes sortes pour lesquelles j’ai réglé les quatre cordes de ma lyre de quinze manières différentes : sonates, préludes, courantes, sarabandes, airs; une chaconne, des variations, etc. avec basse continue, travaillées avec le plus grand soin et la plus grande recherche que mes dispositions ont permis. Si vous voulez connaître la clé de ce nombre, la voici : j’ai tout mis sous le signe des Quinze mystères Sacrés que vous soutenez avec tant d’ardeur. C’est en ces termes qu’Heinrich Ignaz Franz Biber présente à Maximilian Gandolph von Khüenburg, archevêque de Salzbourg, ce qui reste comme son œuvre la plus connue et la plus fascinante. Depuis sa redécouverte à la fin du XIXème siècle et sa publication en 1905 dans l’anthologie des Monuments de la musique en Autriche , le recueil n’a en effet cessé de susciter les interrogations. Le caractère programmatique du cycle et l’utilisation systématique du procédé de la Verstimmung ou Scordatura en font un cas unique dans le répertoire. Emaillée de jeux de mots en latin et d’allusions obscures, la dédicace renforce le caractère nigmatique du recueil.[...] Conservé à la Bayerische Staatsbibliothek de Munich, le manuscrit est d’une très grande beauté. Le soin apporté à la réalisation de ses quatre-vingt-deux pages montre bien le caractère exceptionnel que le violoniste voulait donner au présent qu’il offrait. [...] Le cycle est consacré aux quinze mystères de la vierge. Maximilian Gandolph avait été nommé à Salzbourg pour y appliquer une politique de Contre-réforme ferme et active. Parmi les dévotions qu’il rétablit ou développa, le culte de la vierge tient une place particulière. Il apporta notamment son soutien personnel à la confrérie du Rosaire locale fondée en 1631 et fit construire la chapelle de pélerinage Maria Plain qu’il consacra en 1674. Dans la tradition catholique, l’origine de la dévotion du Rosaire remonte à une coutume des anciens peuples des pays orientaux qui offraient des couronnes de roses aux personnes distinguées par leur mérite et par leur dignité. Les chrétiens reprirent cette pratique pour honorer la vierge et les saints avant de substituer à la couronne matérielle de roses une couronne spirituelle de prières. Le Rosaire, - du latin Rosarium, en allemand Rosenkranz - est ainsi constitué de trois chapelets comportant chacun cinq dizaines de «perles» sculptés avec art. Consacrée à la vierge, la prière du Rosaire est prétexte à une méditation sur les quinze «mystères» vécus par Marie : les grands épisodes de la vie de Jesus auxquels on associe sa mère. Ils sont scindés en trois groupes que la tradition allemande reproduit ainsi : - Les Mystères joyeux - Les mystères douloureux - Les Mystères glorieux Pierre Pascal (extraits du livret du disque Alpha 0038 consacré à cette œuvre par Les Veilleurs de nuit La création de l’ensemble LES VEILLEURS DE NUIT par Alice Piérot et Elisabeth Geiger en 2002 était avant tout motivée par le plaisir de partager la musique, entre soi, ...et puis et puis, le vaste monde leur a tendu l’oreille et donné la possibilité d’offrir leur savoir-faire, aiguisé et poli auprès de la foisonnante sphère de la musique ancienne, au plus grand nombre. L’enregistrement des Mysterien Sonaten de Biber a été reçu avec enthousiasme par la critique et a obtenu le Diapason d’or de l’année en 2003. Alice Piérot Diplômée du CNSM de Lyon en violon "classique", lauréate de concours internationaux de musique de chambre, Alice Piérot s'oriente vers la musique baroque en 1988, devient membre des "Musiciens du Louvre" (dir. M. Minkowski) et sera leur violon-solo pendant de nombreuses années. Elle est depuis 2004 le Premier violon du "Concert Spirituel" (dir. H. Niquet) Invitée privilégiée de l'ensemble "Amarillis", elle consacre une grande part de son activité à la musique de chambre avec notamment « les Veilleurs de nuit », le trio à cordes « Anpapié » et en duo avec la piano-fortiste Aline Zylberajch. Alice Piérot enseigne au conservatoire d'Aix-en-Provence, animant les classes d’orchestre et de violon baroque, enregistre pour de nombreuses radios françaises et européennes, et possède une discographie riche de plus de quarante enregistrements. Fille de la campagne et bâtisseuse, elle investit en 2002 une ancienne usine proche d'Avignon et la transforme en vaste vaisseau musical, La Courroie, qui accueille aujourd’hui concerts, résidences, créations et enregistrements, expérimentant de nouvelles formes de diffusion et de pratiques de la musique, de la plus ancienne à la plus contemporaine.  Elisabeth Geiger étudie le clavecin, l’orgue et la basse continue au Conservatoire National de Région de Strasbourg auprès d’Agnès Candau, Aline Zylberajch et Martin Gester. Lors de stages et séminaires, elle se perfectionne avec Laurent Stewart, Yvon Repérant et Freddy Eichelberger. Attirée par la musique vocale, elle se dirige vers la Fondation Royaumont où elle rencontre Gérard Lesne et Il Seminario Musicale, puis Jean-Claude Malgoire, avec qui elle collabore au sein de l’Atelier Lyrique de Tourcoing. Son intérêt pour l’opéra l’amène à travailler ensuite avec Emmanuelle Haïm, et particulièrement avec Hervé Niquet. Elle se produit avec les ensembles Akâdemia, Doulce Mémoire, l’Ensemble Clément Janequin, La Grande Ecurie et la Chambre du Roy, Le Concert Spirituel, Le Concert d’Astrée, ainsi que Les Ambassadeurs et Les Veilleurs de Nuit. L’intérêt tout particulier qu’elle a porté à la musique de chambre à deux clavecins lui a permis de se perfectionner en réécriture, transcription, arrangement et improvisation, en lien avec le répertoire de clavier ancien. Outre le clavecin – et l’épinette, la régale ou le virginal –, elle approfondit sa pratique de l’orgue, rejoignant récemment les organistes du Foyer de l’Âme. Assidue des fonds de musique baroque des bibliothèques parisiennes et européennes, elle montre une égale prédilection pour la facture instrumentale. Elle assume fréquemment des fonctions de chef de chant pour des productions d’opéras et cultive avec éclectisme d’autres expressions artistiques : musiques improvisées à Royaumont avec Fabrizio Cassol ; projet « Love I Obey » avec la chanteuse Rosemary Standley et Bruno Helstroffer ; danse contemporaine avec la Compagnie Toujours après minuit (création de « Revue et corrigée » à Pôle Sud Strasbourg)... Jean Gaudy étudie le violoncelle à Besançon, à Paris puis à l’académie Frantz Liszt de Budapest où il travaillera avec Onczay Csaba et le compositeur Gyorgy Kurtag. De retour en France, Jean Gaudy s’intéresse à la musique ancienne, ce qui lui permet de travailler à la fois pour Marc Minkovski et les Musiciens du Louvre mais aussi pour Michel Corboz, Sigiswald Kuijken, Michael Radulescu, l’orchestre national de Belgique, l’orchestre de Zurich. Aujourd’hui, tout en continuant sa vie de musicien classique, la curiosité lui ouvre les portes d'autres musiques, souvent expérimentales, parfois improvisées avec le luxtucru orchestra, les cello spoons ou encore le Ornette Project. Angélique Mauillon Après des études de harpe classique auprès de Josette Rives et de Christophe Truant, Angélique Mauillon choisit de se spécialiser dans l'interprétation des musiques anciennes. Elle suit l'enseignement d'Eugène Ferré au CNSMD de Lyon, et de Mara Galassi à la Scuole Civiche de Milano. Angélique Mauillon se fait l’interprète d’un vaste répertoire allant du XIIIème au XVIIIème siècle. Ainsi, elle joue de la harpe médiévale avec les ensembles Alla Francesca et Tasto Solo, et de la harpe renaissance avec les ensembles Doulce Mémoire et Les Jardins de Courtoisie. Enfin, elle participe à de nombreuses productions de musique baroque avec la harpe triple, au sein d'ensembles tels qu'Elyma, La Fenice, Le Concert d'Astrée, Le Poème Harmonique, Il Seminario musicale, Artaserse. Elle se produit régulièrement en recital aux côtés de son frère, le baryton Marc Mauillon, avec lequel elle explore également le répertoire des XIVème et XVème sièces, en compagnie de P. Hamon et V. Biffi. Elle a collaboré à plus d'une quinzaine d'enregistrements pour les labels Alpha, ZIG-Zag territoires, Eloquentia, Ricercar, etc… Titulaire du Certificat d'Aptitude, Angélique Mauillon enseigne la harpe ancienne au CRR de Tours et au CNSMD de Lyon.