Vendredi 30 septembre 2016 à 20h16

PROGRAMME

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Tarif unique 11€

Gratuit pour les enfants de moins de 15 ans

Règlement sur place

Chèque ou espèces uniquement (pas de CB)

 

Réservation indispensable

par mail de préférence : resa@lacourroie.org

ou par téléphone : 04 90 32 11 41

 

Placement libre

Concert sans entracte, durée 1h environ

 

Soupe, desserts et boissons vous sont proposés

à partir de 19h15 et à l’issue du concert

Boissons : 1€

Soupe : 3€

Desserts : 2€

 

 "Les idées heureuses" « SUPPLÉMENT D’ÂME » Jean-Philippe Viret • Contrebasse Éric-Maria Couturier • Violoncelle David Gaillard • Alto Sébastien Surel • Violon Un contrebassiste de jazz hors pair et 3 musiciens solistes d’exception innovent dans la famille du quatuor à cordes

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Du connu à l’inconnu, de la partition à l’improvisation, Ou comment un compositeur / contrebassiste de jazz invite trois grands solistes des musiques classiques et contemporaines à partager son éclectisme musical. Le quatuor tel qu’on le connaît depuis la deuxième moitié du 18ème siècle, est un modèle d’équilibre dans l’histoire de la musique de chambre. Dans la famille des cordes, la contrebasse avait alors été écartée du jeu, jugée trop faible soliste pour avoir sa place. Aujourd’hui, les avancées techniques de ces dernières décennies ont changé la donne et permettent d’envisager un nouvel équilibre dans la consti-tution du quatuor, en remplaçant le second violon par la contrebasse, au profit d’une plus grande tessiture, et d’une richesse de timbre supplémentaire. Cette approche instrumentale correspond également à une démarche artistique novatrice : Inspiré par les musiques que j’aime, du classique au jazz, le répertoire est constitué de pièces originales dont l’ambition est d’atteindre un équilibre entre l’écriture et l’ouverture, en d’autres termes une forme de « parité musicale ». Profitant de ce magnifique héritage que nous ont légué d’une part les compositeurs français (de Couperin à Ravel) et d’autre part les créateurs improvisateurs (Grappelli, Ponty…), je souhaite rapprocher ces liens trop souvent distendus au sein de ce nouvel ensemble.
-LES IDÉES HEUREUSES- « Les idées heureuses » : Il s’agit du titre d’une pièce de François Couperin, issue du premier livre de pièces de clavecin paru en 1713. J’aime la musique de François Couperin. J’apprécie les titres de ses portraits musicaux. Je suis sensible à son humour et à la tendresse qui émane de ses propos. J’aurais aimé l’entendre improviser sur les orgues de Saint –Gervais, si loin et en même temps si proche. Plus que jamais, à l’heure où la scène musicale se focalise sur la performance et la démonstration, je partage ce qu’il ressent lorsqu’il écrit : « J’avouerai de bonne foi que j’aime beaucoup mieux ce qui me touche que ce qui me surprend. » Cela s’entend dans toute son œuvre ; une profondeur mélodique, souvent introspective, nous attire dans une rêverie sinueuse d’où émergent des sentiments du quotidien, à la fois tendres, gais, drôles et mélancoliques. Debussy parle du « plus poète de nos clavecinistes, dont la tendre mélancolie semble l’adorable écho venu du fond mystérieux des paysages où s’attristent les personnages de Watteau » . Je suis très réceptif à cette poésie musicale. Elle me touche d’autant plus que, quand on l’écoute avec une instrumentation déconnectée de l’époque baroque, cette œuvre me semble complétement intemporelle, me procurant le plaisir supplémentaire de ressentir les affinités qui voyagent dans le temps. Après avoir enregistré en 2011 « Les barricades mystérieuses », il m’a semblé évident, pour le deuxième album de ce quatuor à cordes avec contrebasse, de poursuivre cette correspondance musicale. Comme source d’inspiration, j’ai choisi quatre pièces pour clavecin. Elles sonnent dans cette nouvelle forme comme un écho admiratif et affectueux, doté d’une pointe d’insolence. En miroir, quatre compositions personnelles reflètent les corrélations ressenties avec l’œuvre de cet immense artiste. « Les idées heureuses » défend l’idée que je me fais de la musique ; Mariage de toutes les cordes, des plus graves aux plus aigues, mariage de l’écriture et de l’improvisation, contrôle de l’instrumentiste et lâcher prise de l’artiste, poursuite de cette quête musicale avec les mêmes compagnons. Pour toutes ces raisons, ce sera aussi le titre de cet album. J-P Viret

« C’est comme « sideman » parmi les plus sollicités de sa génération que l’on a pu découvrir les talents de ce contrebassiste inspiré au jeu sans faille ».

│Jazzman Magazine│

 

Au tournant de ce siècle, la singularité de son image en tant que leader s’est progressivement imposée grâce au parcours de son trio de jazz avec Edouard Ferlet au piano et Fabrice Moreau à la batterie. Avec sept albums, il a su développer un univers personnel et identifiable, d’une musicalité toute à la fois exigeante et accessible. Jean-Philippe Viret a reçu les insignes de chevalier des Arts et des Lettres en 2007 et a été récompensé par une Victoire de la Musique en 2011.

Son goût de l’aventure l’incite aujourd’hui à explorer les différentes facettes d’une formation à l’instrumentation inédite qui lui permet d’exprimer sa passion pour les cordes, l’écriture, l’improvisation, le jeu et « l’inentendu ».

Pour cela, il s’est entouré de la fine fleur de la scène classique actuelle en sollicitant des musiciens exceptionnels pour qui excellence instrumentale rime encore avec jouvence musicale.

Rencontre de styles, de timbres, de partitions, d’espaces, de coups d’archets... il s’agit là avant tout de faire en sorte que les âmes de ces instruments s’accordent au mieux pour toucher les nôtres.

Jean-Philippe VIRET Contrebassiste, compositeur Né à Saint-Quentin en 1959, Jean-Philippe Viret attendra d’avoir 18 ans pour étudier la musique. Première rencontre déterminante, Jean-Paul Maçé, remarquable professeur de contrebasse au conservatoire de Bordeaux, l’encourage aux différentes pratiques de la musique. Dès ses débuts, il s’intègre dans différentes formations de la région bordelaise et plus particulièrement le trio du pianiste Emmanuel Bex, avec lequel il continue de jouer régulièrement. En 1979, il poursuit ses études avec Jacques Cazauran au conservatoire de Versailles. Après un deuxième prix obtenu en 1982, il délaissera la pratique instrumentale classique, pour se consacrer aux études d’écriture : Harmonie et contrepoint avec Julien Falk, Arrangement et orchestration avec Yvan Julien. L’Orchestre de Contrebasses est créé en décembre 1981, ensemble atypique pour lequel il composera de nombreuses pièces et enregistrera six albums. Les années 80 seront celles de la collaboration avec différents groupes et de nombreux musiciens de sa génération tels que Marc Ducret, Simon Goubert, Serge Lazarevitch, Andy Emler… ou encore de retrouvailles avec les « anciens », René Urtreger, Georges Arvanitas, Michel Graillier, Alain Jean-Marie, Lee Konitz, Kenny Wheeler, Walter Bishop, Christian Escoudé, Benny Wallace. En novembre 1989, Stéphane Grappelli l’invite dans son trio. C’est le début d’une longue et passionnante collaboration qui l’emmènera aux quatre coins de la planète. C’est aussi une formidable expérience de sideman installé aux pre-mières loges ! De là naîtra le désir de présenter à son tour une musique qui lui est propre. En 1999 ; il donne le premier concert du Trio Viret composé d’Edouard Ferlet au piano et d’Antoine Banville puis Fabrice Moreau à la batterie avec lequel il enregistrera six albums et un DVD. Déjà nommé en 2003, le Trio Viret remporte le Prix de la formation instrumentale de l’année aux Victoires de la musique 2011. Fin 2011, il s’associe à Sébastien Surel, David Gaillard et Eric-Maria Couturier pour créer un nouveau quartet à cordes. L’ensemble Supplément d’âme donne en 2011 son premier concert et enregistre l’album « Supplé-ment d’âme » sorti en novembre 2012. Directeur artistique du Trio Viret et de l’ensemble Supplé-ment d’âme, Jean-Philippe joue par ailleurs dans de nom-breuses formations, dont notamment L’Orchestre de Contre-basses, Richard Galliano « acoustic trio », Jean-Marie Ma-chado quintet « Les âmes papillons », Éric Séva « quartet Confluences », Jay Elfenbein / Jean-Philippe Viret duo, Mi-chel Godard et Eric Séva « 60 % de matière grave ». Discographie sélective : - « Supplément d’âme » Jean-Philippe Viret quartet à cordes, Mélisse- Intégrale - « Pour » Jean-Philippe Viret trio, Mélisse-Intégrale - « Le temps qu’il faut » Jean-Philippe Viret trio, Mélisse-Abeille - « L’indicible » Jean-Philippe Viret trio (Minium-discograph) - « Considérations » Jean-philippe Viret trio, Sketch-Harmonia Mundi - « Etant donnés » Jean-philippe Viret trio,Sketch-Harmonia Mundi) - « Autrement dit » Jean-philippe Viret trio (Atelier Sawano) - « Live at the Duc des Lombards » DVD Jean-Philippe Viret trio, Atelier Sawano) - « Live in Marciac » DVD Richard Galliano trio - « Flench wok » J-Ph Muvien, Daniel Humair, François Jeanneau, J-P Viret Quartet - « Play day » Bill Carrothers septet - « Waltz club »Didier Lockwood, Marcel Azzola, Martin Taylor - « For Stépane »Didier lockwood - « Tribal musette »Les primitifs du futur - « Soeurs de sang » Jean-Marie Machado trio - « Colours » Gérard Lesne, Bruno Angelini, Ramon Lopez, J-P Viret Quartet - « Wish » Manabu Ohishi trio (Atelier Sawano) - « Jazz(z) » Emmanuel Bex trio (naive) - « Désormais » Simon Goubert quartet (sevens record) - « Grande et petite » Océan / Isabelle Olivier (nocturne) - « Streams » Océan / Isabelle Olivier (RCH) - « Live in tokyo » Stéphane Grappelli trio (Denon) - « Live at Warsaw » Stéphane Grappelli trio, guest Mac coy Tyner (jazzmen) - « World musette » Les primitifs du futur (Sketch-harmonia mundi) - « Hommage à Edith Piaf» Marcel Azzola (barclay polygram) - « Hong-kong express » Stéphane Kochoyan, Louis Moutin, Jean-Philippe Viret - « Corsaire » Pierrick Hardy trio (musica guild-mélodie) - « Danses occidentales » L’Orchestre de contrebasses (musica guild- Abeille) - « Les cargos » L’Orchestre de contrebasses (musica guild- Abeille) - « Bass bass bass bass bass & bass » L’Orchestre de contrebasses (M- guild Abeille) - « Jeux dangereux » L’Orchestre de contrebasses (musica guild-Abeille) - « Transes formations » L’Orchestre de contrebasses (musica guild-Abeille) - « Musique de l’homme » L’Orchestre de contrebasses (musica guild- Abeille) Compositions musique de films : - « Le rêve usurpé » Luc Decaster (Iskra) - « Pierre Daura » Agnes de Sacy (Iskra) - « Jean Cayrol, Lazare parmi nous » Jean-Luc Alpigiano (Iskra) - « Louise, son père, ses mères son frère et ses soeurs » Stéphane Mercurio et Catherine Sinet (Iskra),2005 - « L’histoire du salariat » Anne Kunvari (Iskra),2006 - « Retour en Normandie » Nicolas Philibert (les films d’ici), 2007 - « L’histoire du patronat » Anne Kunvari (Iskra), 2009 - « Degas et le nu » Sandra Paugam (les films du tambour de soie), 2012

© Gregoire Alexandre

Sébastien SUREL Violoniste Artiste curieux et insatiable, musicien aux multiples facettes, Sébastien Surel s'attache à créer des ponts entre les mu-siques et les cultures, se pose en "provocateur" de ren-contres. De la saison musicale Parisienne "La Chambre d' Amis" dont il est le co-directeur artistique, à ses nombreuses collaborations avec des artistes tels que Roland Pidoux, Michel Moraguès, les musiciens du trio Wanderer, l'en-semble Zellig fondé par le compositeur Thierry Pécou, l'explosif ensemble "Sorties d'artistes" ou Richard Galliano avec qui il a déjà donné plus de 400 concerts à travers le monde, sa carrière de concertiste est de plus en plus remar-quée. Né en 1975, issu d’une famille de musiciens, il est admis à 15 ans dans les classes de Sylvie Gazeau et Christian Ivaldi au CNSM de Paris où il obtient deux premiers prix. Il se perfec-tionne ensuite auprès de Shlomo Mintz, Pavel Vernikov, Georgy Sebök et le Quatuor Ysaye. Parallèlement, il étudie l’harmonie, l’orchestration et la composition. Il devient violon solo de diverses formations de chambre et symphoniques, puis occupe pendant 3 ans un poste à l'or-chestre Philharmonique de Radio France avant de se consa-crer entièrement à son activité de concertiste. Sébastien Surel est invité sur les scènes du monde entier dont le Barbican Center (Londres), le Théâtre des Champs Elysées (Paris), le Concertgebouw (Amsterdam), la Santa Cecilia (Rome), l'opéra de Dresde, le Kioi hall (Tokyo) ou lors des festivals de jazz de Montreux, Vienne, Montréal, Marciac et Nice. Le trio Talweg, qu'il fonde avec le pianiste Alexander Gurning et le violoncelliste Sébastien Walnier, est invité dans de nombreux festivals en Europe et au Japon. Leur premier disque consacré aux trios de Chostakovitch et Tchaikowski a reçu un diapason d'or. Il consacre son répertoire au vaste domaine de la musique de chambre, et à la musique concertante, jouant l’intégrale des concertos de Mozart, les concertos de Mendelssohn, Tchaïkovski, Beethoven, Sibelius, Barber et le Poème de Chaus-son. David GAILLARD Altiste Fils d'un guitariste et d'une conteuse, David Gaillard aborde la musique par la transmission orale et l'improvisation. Enrichissant ce bagage avec une formation complète au Conservatoire de Mulhouse (premiers prix de violon et piano, classes de direction d'orchestre, orchestration et écriture), il est amené à se produire très tôt sur scène, indifféremment au sein de formations classiques, jazz ou rock. A l'âge de 22 ans, il est nommé professeur au Conser-vatoire National de Région de Montpellier. Reçu premier nommé au Conservatoire National Supérieur de Paris, il y remporte le premier prix d'alto avec les félicita-tions du jury ainsi que le premier prix d'harmonie à l'unani-mité et le deuxième prix de contrepoint, avant d'intégrer le cycle de perfectionnement ; ses maîtres sont Jean Sulem, Bruno Pasquier, Hatto Beyerle et Veronika Hagen. Par la suite, David Gaillard entre à l'Orchestre de Paris en tant que premier alto-solo et enfin prend la succession de Bruno Pasquier au Conservatoire National Supérieur de Paris. Chambriste très apprécié, il se produit sur les grandes scènes internationales aux côtés d'artistes tels que Christoph Eschenbach, Akiko Suwanaï, Xavier Phillips, Henri Demar-quette, Marc Coppey, Olivier Charlier, David Grimal... Ses activités de soliste l'amènent à jouer le concerto de Walton, la Symphonie Concertante de Mozart, le Lachrymae de Britten, Don Quichotte de R. Strauss... Alto-solo du collectif Les Dissonances, David Gaillard a enregis-tré avec cet ensemble les Métamorphoses de R. Strauss, version de référence selon la B.B.C. ; il vient également d'enregistrer les Märchenerzählungen de Schumann en compagnie de Philippe Berrod et Hélène Tysman. Artiste classique reconnu, David Gaillard n'en a pas pour autant oublié son goût pour toutes les musiques et n'a de cesse d'élar-gir son horizon. Membre du Sirba Octet, ensemble yiddish réputé avec à son actif trois disques salués par la presse, il a également joué avec Richard Galliano, Didier Lockwood, Claude Barthélémy et est régulièrement invité en tant qu'improvisateur, récemment encore sur le dernier album de Joanne McIver et Christophe Saunière, « The Cannie Hour », paru chez Universal. Eric-Maria COUTURIER Violoncelliste Né en 1972, Éric-Maria Couturier obtient le prix de violon-celle à l’unanimité au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il était élève de Roland Pidoux, pour le violoncelle, de Jean Moullière, Christian Ivaldi et Ami Flam-mer pour la musique de chambre, et de Patrick Moutal pour la musique indienne. Il est lauréat en Italie des 1er Prix et Prix de la Musique Romantique à Trapani, 2d à Trieste, et 3ème à Florence avec le pianiste Laurent Wagschal. Il a étudié également avec le violoncelliste Igor Gavrich, le chanteur Jorge Chamine et la pianiste Marie-Françoise Buquet. À 23 ans, il rentre à l’Orchestre de Paris, puis 3ème soliste à l’Orchestre National de Radio-France, et 1ersoliste à l’Orchestre National de Bordeaux. Depuis 2002, il est soliste à l’Ensemble intercontemporain. Eric-Maria se produit avec Erikm, platiniste-plasticien. Il a joué aux côtés de Maurizio Pollini, Pierre-Laurent Aimard, Shani Diluka, Leon Fleisher, Christian Ivaldi, Jean-Claude Pennetier. Depuis 2007, il travaille avec le danseur Richard Siegal sur la relation danse/violoncelle. Ils ont joué à New-York, Yamaguchi, Karlsruhe, Helsinki. En 2008, avec le réalisateur Massa Eguchi, il part tourner au Japon un film documentaire «Goendama» dont le sujet traite du pouvoir thérapeutique du violoncelle. Classé dans les 10 meilleurs documentaires de 2009 par le magazine Kinema Junpô au Japon. Eric-Maria Couturier est également membre de l'octuor "Les Violoncelles Français". Il joue également avec le chanteur de Jazz David Linx. Eric-Maria Couturier joue un violoncelle de Franck Ravatin de 2008.
Vendredi 30 septembre 2016 à 20h16
 "Les idées heureuses" « SUPPLÉMENT D’ÂME » Jean-Philippe Viret • Contrebasse Éric-Maria Couturier • Violoncelle David Gaillard • Alto Sébastien Surel • Violon Un contrebassiste de jazz hors pair et 3 musiciens solistes d’exception innovent dans la famille du quatuor à cordes
Du connu à l’inconnu, de la partition à l’improvisation, Ou comment un compositeur / contrebassiste de jazz invite trois grands solistes des musiques classiques et contemporaines à partager son éclectisme musical. Le quatuor tel qu’on le connaît depuis la deuxième moitié du 18ème siècle, est un modèle d’équilibre dans l’histoire de la musique de chambre. Dans la famille des cordes, la contrebasse avait alors été écartée du jeu, jugée trop faible soliste pour avoir sa place. Aujourd’hui, les avancées techniques de ces dernières décennies ont changé la donne et permettent d’envisager un nouvel équilibre dans la consti-tution du quatuor, en remplaçant le second violon par la contrebasse, au profit d’une plus grande tessiture, et d’une richesse de timbre supplémentaire. Cette approche instrumentale correspond également à une démarche artistique novatrice : Inspiré par les musiques que j’aime, du classique au jazz, le répertoire est constitué de pièces originales dont l’ambition est d’atteindre un équilibre entre l’écriture et l’ouverture, en d’autres termes une forme de « parité musicale ». Profitant de ce magnifique héritage que nous ont légué d’une part les compositeurs français (de Couperin à Ravel) et d’autre part les créateurs improvisateurs (Grappelli, Ponty…), je souhaite rapprocher ces liens trop souvent distendus au sein de ce nouvel ensemble.
-LES IDÉES HEUREUSES- « Les idées heureuses » : Il s’agit du titre d’une pièce de François Couperin, issue du premier livre de pièces de clavecin paru en 1713. J’aime la musique de François Couperin. J’apprécie les titres de ses portraits musicaux. Je suis sensible à son humour et à la tendresse qui émane de ses propos. J’aurais aimé l’entendre improviser sur les orgues de Saint –Gervais, si loin et en même temps si proche. Plus que jamais, à l’heure où la scène musicale se focalise sur la performance et la démonstration, je partage ce qu’il ressent lorsqu’il écrit : « J’avouerai de bonne foi que j’aime beaucoup mieux ce qui me touche que ce qui me surprend. » Cela s’entend dans toute son œuvre ; une profondeur mélodique, souvent introspective, nous attire dans une rêverie sinueuse d’où émergent des sentiments du quotidien, à la fois tendres, gais, drôles et mélancoliques. Debussy parle du « plus poète de nos clavecinistes, dont la tendre mélancolie semble l’adorable écho venu du fond mystérieux des paysages où s’attristent les personnages de Watteau » . Je suis très réceptif à cette poésie musicale. Elle me touche d’autant plus que, quand on l’écoute avec une instrumentation déconnectée de l’époque baroque, cette œuvre me semble complétement intemporelle, me procurant le plaisir supplémentaire de ressentir les affinités qui voyagent dans le temps. Après avoir enregistré en 2011 « Les barricades mystérieuses », il m’a semblé évident, pour le deuxième album de ce quatuor à cordes avec contrebasse, de poursuivre cette correspondance musicale. Comme source d’inspiration, j’ai choisi quatre pièces pour clavecin. Elles sonnent dans cette nouvelle forme comme un écho admiratif et affectueux, doté d’une pointe d’insolence. En miroir, quatre compositions personnelles reflètent les corrélations ressenties avec l’œuvre de cet immense artiste. « Les idées heureuses » défend l’idée que je me fais de la musique ; Mariage de toutes les cordes, des plus graves aux plus aigues, mariage de l’écriture et de l’improvisation, contrôle de l’instrumentiste et lâcher prise de l’artiste, poursuite de cette quête musicale avec les mêmes compagnons. Pour toutes ces raisons, ce sera aussi le titre de cet album. J-P Viret
Jean-Philippe VIRET Contrebassiste, compositeur Né à Saint-Quentin en 1959, Jean-Philippe Viret attendra d’avoir 18 ans pour étudier la musique. Première rencontre déterminante, Jean-Paul Maçé, remarquable professeur de contrebasse au conservatoire de Bordeaux, l’encourage aux différentes pratiques de la musique. Dès ses débuts, il s’intègre dans différentes formations de la région bordelaise et plus particulièrement le trio du pianiste Emmanuel Bex, avec lequel il continue de jouer régulièrement. En 1979, il poursuit ses études avec Jacques Cazauran au conservatoire de Versailles. Après un deuxième prix obtenu en 1982, il délaissera la pratique instrumentale classique, pour se consacrer aux études d’écriture : Harmonie et contrepoint avec Julien Falk, Arrangement et orchestration avec Yvan Julien. L’Orchestre de Contrebasses est créé en décembre 1981, ensemble atypique pour lequel il composera de nombreuses pièces et enregistrera six albums. Les années 80 seront celles de la collaboration avec différents groupes et de nombreux musiciens de sa génération tels que Marc Ducret, Simon Goubert, Serge Lazarevitch, Andy Emler… ou encore de retrouvailles avec les « anciens », René Urtreger, Georges Arvanitas, Michel Graillier, Alain Jean-Marie, Lee Konitz, Kenny Wheeler, Walter Bishop, Christian Escoudé, Benny Wallace. En novembre 1989, Stéphane Grappelli l’invite dans son trio. C’est le début d’une longue et passionnante collaboration qui l’emmènera aux quatre coins de la planète. C’est aussi une formidable expérience de sideman installé aux pre-mières loges ! De là naîtra le désir de présenter à son tour une musique qui lui est propre. En 1999 ; il donne le premier concert du Trio Viret composé d’Edouard Ferlet au piano et d’Antoine Banville puis Fabrice Moreau à la batterie avec lequel il enregistrera six albums et un DVD. Déjà nommé en 2003, le Trio Viret remporte le Prix de la formation instrumentale de l’année aux Victoires de la musique 2011. Fin 2011, il s’associe à Sébastien Surel, David Gaillard et Eric-Maria Couturier pour créer un nouveau quartet à cordes. L’ensemble Supplément d’âme donne en 2011 son premier concert et enregistre l’album « Supplé-ment d’âme » sorti en novembre 2012. Directeur artistique du Trio Viret et de l’ensemble Supplé-ment d’âme, Jean-Philippe joue par ailleurs dans de nom-breuses formations, dont notamment L’Orchestre de Contre-basses, Richard Galliano « acoustic trio », Jean-Marie Ma-chado quintet « Les âmes papillons », Éric Séva « quartet Confluences », Jay Elfenbein / Jean-Philippe Viret duo, Mi-chel Godard et Eric Séva « 60 % de matière grave ». Discographie sélective : - « Supplément d’âme » Jean-Philippe Viret quartet à cordes, Mélisse- Intégrale - « Pour » Jean-Philippe Viret trio, Mélisse-Intégrale - « Le temps qu’il faut » Jean-Philippe Viret trio, Mélisse-Abeille - « L’indicible » Jean-Philippe Viret trio (Minium-discograph) - « Considérations » Jean-philippe Viret trio, Sketch-Harmonia Mundi - « Etant donnés » Jean-philippe Viret trio,Sketch-Harmonia Mundi) - « Autrement dit » Jean-philippe Viret trio (Atelier Sawano) - « Live at the Duc des Lombards » DVD Jean-Philippe Viret trio, Atelier Sawano) - « Live in Marciac » DVD Richard Galliano trio - « Flench wok » J-Ph Muvien, Daniel Humair, François Jeanneau, J-P Viret Quartet - « Play day » Bill Carrothers septet - « Waltz club »Didier Lockwood, Marcel Azzola, Martin Taylor - « For Stépane »Didier lockwood - « Tribal musette »Les primitifs du futur - « Soeurs de sang » Jean-Marie Machado trio - « Colours » Gérard Lesne, Bruno Angelini, Ramon Lopez, J-P Viret Quartet - « Wish » Manabu Ohishi trio (Atelier Sawano) - « Jazz(z) » Emmanuel Bex trio (naive) - « Désormais » Simon Goubert quartet (sevens record) - « Grande et petite » Océan / Isabelle Olivier (nocturne) - « Streams » Océan / Isabelle Olivier (RCH) - « Live in tokyo » Stéphane Grappelli trio (Denon) - « Live at Warsaw » Stéphane Grappelli trio, guest Mac coy Tyner (jazzmen) - « World musette » Les primitifs du futur (Sketch-harmonia mundi) - « Hommage à Edith Piaf» Marcel Azzola (barclay polygram) - « Hong-kong express » Stéphane Kochoyan, Louis Moutin, Jean-Philippe Viret - « Corsaire » Pierrick Hardy trio (musica guild-mélodie) - « Danses occidentales » L’Orchestre de contrebasses (musica guild- Abeille) - « Les cargos » L’Orchestre de contrebasses (musica guild- Abeille) - « Bass bass bass bass bass & bass » L’Orchestre de contrebasses (M- guild Abeille) - « Jeux dangereux » L’Orchestre de contrebasses (musica guild-Abeille) - « Transes formations » L’Orchestre de contrebasses (musica guild-Abeille) - « Musique de l’homme » L’Orchestre de contrebasses (musica guild- Abeille) Compositions musique de films : - « Le rêve usurpé » Luc Decaster (Iskra) - « Pierre Daura » Agnes de Sacy (Iskra) - « Jean Cayrol, Lazare parmi nous » Jean-Luc Alpigiano (Iskra) - « Louise, son père, ses mères son frère et ses soeurs » Stéphane Mercurio et Catherine Sinet (Iskra),2005 - « L’histoire du salariat » Anne Kunvari (Iskra),2006 - « Retour en Normandie » Nicolas Philibert (les films d’ici), 2007 - « L’histoire du patronat » Anne Kunvari (Iskra), 2009 - « Degas et le nu » Sandra Paugam (les films du tambour de soie), 2012
Sébastien SUREL Violoniste Artiste curieux et insatiable, musicien aux multiples facettes, Sébastien Surel s'attache à créer des ponts entre les mu-siques et les cultures, se pose en "provocateur" de ren-contres. De la saison musicale Parisienne "La Chambre d' Amis" dont il est le co-directeur artistique, à ses nombreuses collaborations avec des artistes tels que Roland Pidoux, Michel Moraguès, les musiciens du trio Wanderer, l'en-semble Zellig fondé par le compositeur Thierry Pécou, l'explosif ensemble "Sorties d'artistes" ou Richard Galliano avec qui il a déjà donné plus de 400 concerts à travers le monde, sa carrière de concertiste est de plus en plus remar-quée. Né en 1975, issu d’une famille de musiciens, il est admis à 15 ans dans les classes de Sylvie Gazeau et Christian Ivaldi au CNSM de Paris où il obtient deux premiers prix. Il se perfec-tionne ensuite auprès de Shlomo Mintz, Pavel Vernikov, Georgy Sebök et le Quatuor Ysaye. Parallèlement, il étudie l’harmonie, l’orchestration et la composition. Il devient violon solo de diverses formations de chambre et symphoniques, puis occupe pendant 3 ans un poste à l'or-chestre Philharmonique de Radio France avant de se consa-crer entièrement à son activité de concertiste. Sébastien Surel est invité sur les scènes du monde entier dont le Barbican Center (Londres), le Théâtre des Champs Elysées (Paris), le Concertgebouw (Amsterdam), la Santa Cecilia (Rome), l'opéra de Dresde, le Kioi hall (Tokyo) ou lors des festivals de jazz de Montreux, Vienne, Montréal, Marciac et Nice. Le trio Talweg, qu'il fonde avec le pianiste Alexander Gurning et le violoncelliste Sébastien Walnier, est invité dans de nombreux festivals en Europe et au Japon. Leur premier disque consacré aux trios de Chostakovitch et Tchaikowski a reçu un diapason d'or. Il consacre son répertoire au vaste domaine de la musique de chambre, et à la musique concertante, jouant l’intégrale des concertos de Mozart, les concertos de Mendelssohn, Tchaïkovski, Beethoven, Sibelius, Barber et le Poème de Chaus-son. David GAILLARD Altiste Fils d'un guitariste et d'une conteuse, David Gaillard aborde la musique par la transmission orale et l'improvisation. Enrichissant ce bagage avec une formation complète au Conservatoire de Mulhouse (premiers prix de violon et piano, classes de direction d'orchestre, orchestration et écriture), il est amené à se produire très tôt sur scène, indifféremment au sein de formations classiques, jazz ou rock. A l'âge de 22 ans, il est nommé professeur au Conser-vatoire National de Région de Montpellier. Reçu premier nommé au Conservatoire National Supérieur de Paris, il y remporte le premier prix d'alto avec les félicita-tions du jury ainsi que le premier prix d'harmonie à l'unani-mité et le deuxième prix de contrepoint, avant d'intégrer le cycle de perfectionnement ; ses maîtres sont Jean Sulem, Bruno Pasquier, Hatto Beyerle et Veronika Hagen. Par la suite, David Gaillard entre à l'Orchestre de Paris en tant que premier alto-solo et enfin prend la succession de Bruno Pasquier au Conservatoire National Supérieur de Paris. Chambriste très apprécié, il se produit sur les grandes scènes internationales aux côtés d'artistes tels que Christoph Eschenbach, Akiko Suwanaï, Xavier Phillips, Henri Demar-quette, Marc Coppey, Olivier Charlier, David Grimal... Ses activités de soliste l'amènent à jouer le concerto de Walton, la Symphonie Concertante de Mozart, le Lachrymae de Britten, Don Quichotte de R. Strauss... Alto-solo du collectif Les Dissonances, David Gaillard a enregis-tré avec cet ensemble les Métamorphoses de R. Strauss, version de référence selon la B.B.C. ; il vient également d'enregistrer les Märchenerzählungen de Schumann en compagnie de Philippe Berrod et Hélène Tysman. Artiste classique reconnu, David Gaillard n'en a pas pour autant oublié son goût pour toutes les musiques et n'a de cesse d'élar-gir son horizon. Membre du Sirba Octet, ensemble yiddish réputé avec à son actif trois disques salués par la presse, il a également joué avec Richard Galliano, Didier Lockwood, Claude Barthélémy et est régulièrement invité en tant qu'improvisateur, récemment encore sur le dernier album de Joanne McIver et Christophe Saunière, « The Cannie Hour », paru chez Universal. Eric-Maria COUTURIER Violoncelliste Né en 1972, Éric-Maria Couturier obtient le prix de violon-celle à l’unanimité au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il était élève de Roland Pidoux, pour le violoncelle, de Jean Moullière, Christian Ivaldi et Ami Flam-mer pour la musique de chambre, et de Patrick Moutal pour la musique indienne. Il est lauréat en Italie des 1er Prix et Prix de la Musique Romantique à Trapani, 2d à Trieste, et 3ème à Florence avec le pianiste Laurent Wagschal. Il a étudié également avec le violoncelliste Igor Gavrich, le chanteur Jorge Chamine et la pianiste Marie-Françoise Buquet. À 23 ans, il rentre à l’Orchestre de Paris, puis 3ème soliste à l’Orchestre National de Radio-France, et 1ersoliste à l’Orchestre National de Bordeaux. Depuis 2002, il est soliste à l’Ensemble intercontemporain. Eric-Maria se produit avec Erikm, platiniste-plasticien. Il a joué aux côtés de Maurizio Pollini, Pierre-Laurent Aimard, Shani Diluka, Leon Fleisher, Christian Ivaldi, Jean-Claude Pennetier. Depuis 2007, il travaille avec le danseur Richard Siegal sur la relation danse/violoncelle. Ils ont joué à New-York, Yamaguchi, Karlsruhe, Helsinki. En 2008, avec le réalisateur Massa Eguchi, il part tourner au Japon un film documentaire «Goendama» dont le sujet traite du pouvoir thérapeutique du violoncelle. Classé dans les 10 meilleurs documentaires de 2009 par le magazine Kinema Junpô au Japon. Eric-Maria Couturier est également membre de l'octuor "Les Violoncelles Français". Il joue également avec le chanteur de Jazz David Linx. Eric-Maria Couturier joue un violoncelle de Franck Ravatin de 2008.