Lundi 23 et mardi 24

octobre 2017 à 20h17

 

Handel - Melodies in Mind

Suites and Trio sonatas

 

Sonate en trio en ré mineur HWV 386 (op. 2/1)

  Largo – Allegro – Andante - Allegro

 

Première Suite imaginaire

construite à partir d'extraits de Suites pour clavecin et des trois mouvements de la Sonate HWV 377

 

Adagio et Allegro

extraits de la Deuxième suite pour clavecin en fa majeur, recueil de 1720

 

Sonate en trio en fa majeur HWV 389 (op. 2/4)

  Larghetto – Allegro – Adagio – Allegro - Allegro

 

Seconde Suite imaginaire

construite à partir d'extraits de Suites pour clavecin et des trois mouvements de la Sonate HWV 358

 

Ensemble

Amarillis

 

 

Héloïse Gaillard

flûtes à bec / dir. artistique

 

  Alice Piérot

violon

 

Annabelle Luis

violoncelle

 

Violaine Cochard

clavecin

 

Florent Marie

théorbe

INFOS PRATIQUES

 

Tarif unique 11€

Gratuit pour les enfants de moins de 15 ans

Règlement sur place (Attention, pas de CB !)

 

Réservation indispensable

par mail de préférence : resa@lacourroie.org

ou par téléphone : 04 90 32 11 41

 

Placement libre

Concert sans entracte, durée 1h15 environ

 

Soupe, desserts et boissons vous sont proposés

à partir de 19h15 et à l’issue du concert

Boissons : 1€

Soupe : 3€

Desserts : 2€

 

Des mélodies si suggestives...

 

Comment expliquer avec des mots ce plaisir des sens si immédiatement ressenti à l'écoute de la musique de ce compositeur européen avant l'heure, allemand d'origine puis naturalisé anglais en 1726, ayant passé de longues périodes de sa vie en Italie ? Il est un des compositeurs baroques les plus appréciés par le public d'aujourd'hui et sa musique n'a de cesse d'émouvoir et de captiver.

Les richesses harmoniques, mélodiques et rythmiques, le sens dramatique et profondément bouleversant qui en découle, le caractère brillant de sa musique sont quelques-uns des aspects pouvant expliquer cette force attractive. Cependant, la plus grande source d'inspiration réside à mon sens dans la pureté et la beauté de ses lignes mélodiques, caractérisées par des intervalles expressifs accompagnés d'une rythmique en motifs répétés. Elles s'inscrivent durablement dans l'esprit de manière presque obsédante.

Ces mélodies, si suggestives, pénètrent en nous, nous enchantent et ne nous laissent plus de répit... Elles sont immédiatement reconnaissables et deviennent instantanément inoubliables.

 

Deux Sonates en trio de l'opus 2 et la création de deux Suites imaginaires

 

Dans ce programme, initié par une commande de la Philharmonie de Paris en lien avec le Musée de la musique pour la construction - par Bruno Reinhard - d'un fac-similé d'une superbe flûte d'un facteur anglais contemporain de Haendel, l'idée de construire un programme instrumental faisant la part belle à la sonate en trio s'est imposée à nous.

Cependant l'opportunité donnée à Violaine par le Musée de la musique de jouer sur un remarquable clavecin anglais nous a conduit à proposer de mettre en regard de ces sonates en trio, des pièces pour clavecin solo.

 

Plutôt que de faire entendre une Suite de clavecin seul entre des pièces de musique de chambre, nous avons eu envie de créer deux Suites imaginaires dans l'esprit de la suite de danses et de proposer un ordre en fonction de nos coups de cœur, en privilégiant la diversité des couleurs instrumentales et des formes.

Nous avons donc fait le choix suivant : certaines pièces de ces suites seront jouées dans leur version originale pour clavecin tandis que d'autres seront interprétées en duo ou en trio avec basse continue.

Enfin nous avons demandé à un compositeur contemporain, Erik Desimpelaere, de transcrire les pièces terminant chaque suite - une Aria avec variations et une Chaconne - pour la formation en trio avec basse continue.

Ainsi l'alternance de pièces rapides et lentes repose sur un dialogue entre des danses (Allemande, Sarabande, Gigue, Chaconne), des mouvements agogiques (Allegro, Larghetto, Adagio) et des pièces de caractère (Impertinence, Sonatina, Concerto).

 

De plus, nous avons introduit deux Sonates pour dessus et basse, HWV 358 (datée de 1707-1710, période pendant laquelle Haendel était en Italie) et HWV 377 (1724-1726). Composées l'une et l'autre de trois brefs mouvements, elles sont de même facture : à un allegro introductif - qui pourrait s'apparenter à une allemande dans la tradition italienne du premier mouvement des sonates d'église de Arcangelo Corelli - succède un deuxième mouvement, sorte de récitatif instrumental pour la Sonate HWV 358, un mouvement lent s'apparentant à celui du concerto pour orgue opus 4/4 pour la Sonate HWV 377, puis vient un troisième mouvement en forme de gigue.

 

Les ponts entre sa musique instrumentale et vocale sont fréquents et les recueils de pièces pour clavecin comme ceux de musique de chambre en témoignent. Haendel arrange avec son élève Babell des suites d'airs d'opéras, en les réunissant par des préludes, et variations ce qui pourrait expliquer la présence dans ces suites de mouvements qualifiés d'Aria. Mais a contrario plusieurs autres exemples, dans sa musique instrumentale, montrent que les motifs mélodiques, voire des pièces entières, ont été ensuite réutilisées dans ses opéras comme l'allegro de la sonate HWV 377 que nous retrouvons dans l'ouverture de son opéra Scipione (1726).

 

La profonde attirance pour la musique de Haendel réside, je crois pour ma part, dans la vocalité omniprésente de sa musique instrumentale qui nous permet, en tant qu'interprète, de rechercher l'expression la plus juste par le biais de l'instrument.

Donner à entendre une mélodie sans parole dans sa plus intime expression, tel est le défi que Haendel nous lance, cet homme à l'esprit universel, passionné par la peinture et qui a su traduire en musique toute la palette des sentiments humains.

 

Héloïse Gaillard

" Verve, entrain et finesse " - Le Monde

" Interprètes inscrits dans l'une de nos meilleures traditions musicales " – Télérama

" Toujours en veine d’imagination et de fantaisie, sur un grand sérieux musical " - La Croix

 

Amarillis est un ensemble à géométrie variable qui compte aujourd’hui parmi les formations baroques les plus originales en Europe. Créé par la flûtiste et hautboïste Héloïse Gaillard qui assure aussi la direction artistique de l’Ensemble et la claveciniste et chef de chant Violaine Cochard, l'Ensemble a remporté trois premiers prix internationaux.

Ambassadeur artistique de la ville d'Angers depuis 2012, en résidence au Grand théâtre, conventionné par la Région Pays de la Loire et l’État, Amarillis a été distingué par les Révélations classiques de l’Adami. Au gré de ses projets, Amarillis est soutenu par l'Adami, la Spedidam, la fondation Orange, le Centre de musique baroque de Versailles....

L’Ensemble a reçu les plus vifs éloges de la presse nationale et internationale pour l’ensemble de sa discographie (17 disques) parue sous les labels Naïve, Ambronay, AgOgique, NoMadMusic, Sony Classical.

Le 17e disque, paru chez Evidence classics en mars 2017, vient marquer le 250e anniversaire de la mort de Georg Philipp Telemann avec un programme de concertos de G.P. Telemann et J.S. Bach.

Amarillis se produit dans les lieux les plus prestigieux en France (Théâtre des Champs Élysées, de Poissy, Philharmonie de Paris, Festivals d’Ambronay, d'Auvers sur Oise, Saintes, Sablé sur Sarthe, Centre de Musique baroque de Versailles, Opéras de Lille, Versailles, Angers, Nantes, Avignon..., Arsenal de Metz, Scène Nationale de Besançon…), et à l'étranger, au Royaume-Uni (Royal Academy of Music, festivals de York et Brighton…), aux Pays-Bas, en Espagne, en Allemagne, en Amérique latine, au Canada, au Sénégal, en Inde, en Russie, en Chine, au French May Festival à Hong-Kong, aux États-Unis  (tournées soutenues par l’Institut Français).

Amarillis collabore très régulièrement avec les meilleurs chanteurs actuels : Patricia Petibon, Stéphanie d’Oustrac, Sonya Yoncheva, Karine Deshayes, Mathias Vidal… et au gré de la programmation, réunit dans un même esprit de musique de chambre des musiciens solistes de renommée internationale (Alice Piérot, David Plantier...).

L'Ensemble aborde les différents répertoires de la musique baroque européenne avec la volonté d'exploration d'un répertoire souvent méconnu voire inédit. Le fruit de ce travail musicologique et historique engendre des programmes thématiques originaux (Jeux de dames à la Cour, Amour et mascarade avec Patricia Petibon, Ferveur et extase avec Stéphanie d'Oustrac...) mais Amarillis aime aussi revisiter des œuvres célèbres (concertos d'Antonio Vivaldi, concertos de Johann Sebastian Bach et Georg Philipp Telemann, Cantates de Jean-Philippe Rameau, le répertoire de musique de chambre de Georg Friedrich Haendel...) Enfin, Amarillis se passionne pour des projets associant différents courants musicaux, comme le jazz ou la musique contemporaine, ainsi que d'autres univers artistiques comme le théâtre, la danse ou le conte (Inspiration baroque avec Louis Sclavis, La Double coquette associant la musique de Dauvergne avec la musique de Gérard Pesson, la poésie de Pierre Alferi et les costumes d'Annette Messager, Tafelmusik avec la collaboration du scénographe Eric Soyer).

Passionné par la pédagogie, l'Ensemble est régulièrement invité et associé à des lieux de diffusion pour faire un travail de transmission, touchant une grande diversité de publics, travail reconnu par le rectorat qui l'a retenu notamment en 2017 pour son projet Collèges à l'opéra.

L’Ensemble participe fréquemment à des émissions de France Musique et Radio classique. La BBC, Mezzo, France télévision et Arte  ont également enregistré plusieurs de ses concerts.

Amarillis est conventionné par l’État - Direction Régionale des Affaires Culturelles des Pays de la Loire - par la Région Pays-de-la-Loire et par la ville d’Angers. Il est soutenu par l'ADAMI en 2016-2017 et est membre de la Fédération des Ensembles Vocaux et Instrumentaux Spécialisés.

 

www.amarillis.fr