INFOS PRATIQUES

 

Tarif unique 11€

Gratuit pour les enfants de moins de 15 ans

Règlement sur place (Attention, pas de CB !)

 

Réservation indispensable

par mail de préférence : resa@lacourroie.org

ou par téléphone : 04 90 32 11 41

 

Placement libre

Concert sans entracte, durée 1h15 environ

 

Soupe, desserts et boissons vous sont proposés

à partir de 19h15 et à l’issue du concert

Boissons : 1€

Soupe : 3€

Desserts : 2€

Mardi 5 et mercredi 6 juin 2018 à 20h18

Il furibondo ... ou les tribulations d’un Italien à Londres

l'Escadron volant de la Reine

violons

Béatrice Linon, Gabriel Grosbard, Cyrielle Eberhardt, Marie Rouquié et Josèphe Cottet

altos

Samuel Hengebaert et Alix Boivert

violoncelle

Antoine Touche

contrebasse

Ludovic Coutineau

clavecins

Clément Geoffroy

Œuvres de Francesco Geminiani (1687-1762), Arcangelo Corelli (1653-1713), Georg Friedrich Haendel (1685-1759), Charles Avison (1709-1770)

complet

Ouverture

Georg Friedrich HAENDEL

Il Pastor Fido

 

ACTE I : La Jeunesse

Scène 1 : La vie en Italie

Francesco GEMINIANI

Concerto grosso Op. 2 n°4 : Andante

Concerto grosso Op. 7 n°6 : Andante unisson-Andante

Scène 2 : La séparation

Francesco GEMINIANI

Sonate pour violoncelle Op.5 n°4 : Grave

Concerto grosso Op. 7 n°6 : Grave-Presto-Affetuoso-Adagio-Allegro moderato

Scène 3 : Le voyage

Francesco GEMINIANI

La Foresta Incantata : Andante-Allegro assai-Adagio

Concerto Grosso d’après la sonate pour violon Op .4 n°2 (concerto grosso n°3)

Scène 4 : Découverte de Londres

Francesco GEMINIANI

Concerto grosso Op. 7 n°6 : Andante-Adagio-Allegro assai-Adagio-Presto

ACTE II : Un sombre hiver

Scène 1 : La tourmente

Francesco GEMINIANI

Concerto grosso Op. 2 n°1 : Andante-Allegro-Adagio-Presto-Allegro

Scène 2 : La descente aux enfers

Charles AVISON

Concerto grosso Op.6 N°3 : Largo andante-Allegro spirituoso-Vivace-Piu allegro

Francesco GEMINIANI

Harmonical Miscellany

ACTE III : True lovers of Italian music

Scène 1: La solitude

Francesco GEMINIANI

Concerto grosso d’après la sonate pour violon Op. 4 n° 11 (version concerto grosso n°2) Largo

Concerto grosso Op. 3 n°3 Allegro moderato

Scène 2 : Le Printemps

Francesco GEMINIANI d’après Arcangelo CORELLI

Concerto grosso d’après la sonate Op. 5 n°2 de Corelli : Grave

Georg Friedrich HAENDEL

 Lascia ch’io pianga (extrait de Rinaldo) version ornée pour violon et orchestre

Scène 3 : Il furibondo à la Queen’s Head Tavern

Francesco GEMINIANI

La Foresta Incantata : Allegro moderato

A Treatise of Good Taste in the Art of Musick

Air III : Lady Ann Bothwell’s, Lament

Song II : The Night her silent Sable wore

A Treatise of Good Taste in the Art of Musick, Song IV : O Bessy Bell

Arcangelo CORELLI

Concerto grosso Op. 6 n°4 Allegro-Allegro

Premier Prix et Prix du public du Concours international du Val de Loire en 2015 (président de jury : William Christie) et lauréat de l'International Young Artists Presentation 2013 d'Anvers (Belgique), l’Escadron Volant de la Reine est créé à l'initiative du violoncelliste Antoine Touche. Tous issus des Conservatoires supérieurs européens (Paris, Lyon, La Haye, Bruxelles), les musiciens sont liés par une profonde amitié et c'est naturellement qu'ils se rassemblent en janvier 2012.

L'Escadron compte sur les divers talents qui le composent et, partageant une énergie commune, l'ensemble se démarque par l'absence de directeur artistique. Cette démarche, mûrement réfléchie, permet à chaque membre de s'impliquer dans la réflexion musicale et l'organisation des projets. Désireux de faire découvrir des œuvres méconnues des XVIIe et XVIIIe siècles, ils concentrent particulièrement leurs recherches sur la musique italienne.

L'ensemble s'est produit dans différents festivals : un Automne à Limur (Vannes), Festival de Pâques (Deauville), les Jeudis Musicaux de la Chapelle Royale (Versailles), le Festival de Ribeauvillé, Saint-Michel en Thiérache, Bach en Combrailles…

L’Escadron Volant de la Reine est en résidence à la Fondation Singer-Polignac depuis 2012

L’Escadron Volant de la Reine s’envole pour le Royaume-Uni, à la rencontre de Francesco Geminiani.

L’Angleterre du XVIIIe siècle naissant découvre la musique italienne et les trésors dont elle dispose. A chaque coin de rue les théâtres proposent leur programmation d’opéra, et rivalisent entre eux d’originalité et de folie…

Nombreux y sont les musiciens italiens venus profiter de cet Eldorado. Parmi eux, un grand nombre de violonistes jouent, publient et enseignent le violon « à l’italienne », c'est-à-dire dans le style du grand Corelli. Ils constituent un répertoire dédié à l’orchestre à cordes, empreint d’opéra : le concerto grosso importé d’Italie se pare d’ouvertures, de récitatifs, de danses champêtres et autres prestissimos effrénés…

Francesco Geminiani est de ceux-là : violoniste originaire de Lucca, il nous laisse une œuvre aussi mouvementée que sa vie.

Il quitte Rome en 1714 pour s’installer à Londres, où il devient très vite un violoniste renommé. En 1725, il participe à la création de la Philo-Musicae et Architecturae Societas, une loge maçonnique dédiée à l’interprétation de la musique instrumentale italienne, qui lancera une souscription pour la publication de son 1er opus de concerti grossi (arrangés d’après les sonates pour violon d’A.Corelli).

Mais malgré de nombreuses offres, Francesco Geminiani, surnommé Il Furibondo par ses élèves en raison de son expressivité débordante, n’accepte aucun emploi permanent auprès d’un prince. Musicien « free-lance », il doit donc multiplier ses activités -pas toujours très licites- pour subvenir à ses besoins : publications d’œuvres et de traités, enseignement, recel de tableaux. On le suit donc de Londres à Paris, puis à La Haye et pour finir Dublin.

Les dernières années de sa vie sont marquées par une énigme encore non résolue : son dernier manuscrit lui a été dérobé, le privant d’une précieuse source de revenus, sans qu’on ne puisse jamais retrouver le coupable, ce qui, dit-on, accéléra son trépas.

L’Escadron Volant de la Reine raconte en musique cette vie romanesque, en élaborant un opéra instrumental à partir de ses œuvres les plus marquantes, dont beaucoup sont encore aujourd’hui inédites.  Les instruments prennent la place des chanteurs pour mener l’action et exprimer les émotions les plus riches et diverses, tandis que la liberté de forme contenue dans les œuvres de Geminiani nous mène en un instant du plus profond désarroi à la plus innocente félicité…

Ce dramma per musica instrumental reprend la structure d’un opéra haendélien : ouverture, ballet, scène champêtre, tempête, sommeil ou chant de déploration en mêlant des œuvres de notre Furibondo, de Haendel et d’Avison.