Mardi 26 Juin 2018 à 20h18

"La Belle Meunière" Franz Schubert (1797-1828)`

Une transcription pour quatuor à cordes et voix réalisée par Gilone Gaubert-Jacques

Ensemble "Les heures du jour" et Jan Kobow • ténor

« Les Heures du jour » ?

De Lamartine à La Fontaine – et retour

« Aimons donc, aimons donc ! De l’heure fugitive, hâtons-nous, jouissons !

L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ; il coule, et nous passons ! »

Lamartine

Nous le savons tous, la musique est l’art du temps.

Un temps que les sons sculptent, diluent, étirent.

La musique transfigure le temps, quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit. L’imaginaire musical distend, enrichit ou abolit notre temps contingent, celui du quotidien – qui devient autre : immatériel, suspendu.

Placer ces quelques mots sous le signe de Lamartine n’a rien d’anachronique. Son temps est celui du romantisme. Et nos musiciens des « Heures du jour », rompus aux répertoires baroques, ne s’interdisent rien, ne se forgent comme limites que celles de leur curiosité.

« Sur les ailes du temps, la tristesse s’envole. Le temps ramène les plaisirs » écrivait La Fontaine qui aimait à rappeler « diversité, c’est ma devise. » Une devise que Gilone, Emmanuel et tous leurs complices pourraient faire leur, tant ce jeu sur les temps les amène à choisir des partitions et des formations différentes. Au gré des humeurs de l’heure… Car ces « Heures du jour » aiment partager avec des musiciens complices depuis de longues années.

Leurs projets se reflètent dans les mots du Lac de Lamartine : « Laissez nous savourer les rapides délices des plus beaux de nos jours ».

Baroque, classique, romantique : comme les jours, ces périodes artistiques se suivent et ne se ressemblent pas. Prenant leur liberté – mais toujours sur des cordes en boyau, partenaires aussi indispensables que privilégiés – les projets de nos musiciens cherchent une empreinte sonore. Ils sont comme ces livres d’heures du Moyen-Âge, aux enluminures colorées et inspirées, chatoyantes et surprenantes. D’heureuses heures en perspective…

Marc Dumont – mars 2016

INFOS PRATIQUES

 

Tarif unique 11€

Gratuit pour les enfants de moins de 15 ans

Règlement sur place (Attention, pas de CB !)

 

Réservation indispensable

par mail de préférence : resa@lacourroie.org

ou par téléphone : 04 90 32 11 41

 

Placement libre

Concert sans entracte, durée 1h15 environ

 

Soupe, desserts et boissons vous sont proposés

à partir de 19h15 et à l’issue du concert

Boissons : 1€

Soupe : 3€

Desserts : 2€

Emmanuel Jacques

Gilone Gaubert-Jacques

Jan Kobow

David Schivers

Sophie Cerf

Emmanuel Jacques • violoncelle

Né en 1974 à Aubervilliers, Emmanuel Jacques a 15 ans lorsqu’il est saisi d’admiration à l’écoute des Suites de Bach par le violoncelliste Anner Bijlsma. Il décide alors de se spécialiser dans le jeu sur violoncelles anciens et cordes en boyau en autodidacte d’abord, avant d’entrer en 1993 dans les classes de violoncelle baroque de David Simpson et de musique de chambre de Jean Tubéry au CRR de Paris.

Depuis son Premier Prix en violoncelle baroque et musique de chambre dans la classe de Christophe Coin au CNSMDP (1997, mention très bien), il est l’invité régulier des formations de musique ancienne les plus dynamiques de la scène européenne : « Les Talens Lyriques » dont il est violoncelle solo depuis 2007, « Insula Orchestra » dont il est violoncelle solo depuis 2012, « Les Basses réunies« , « Accademia Bizantina« , « Café Zimmermann« , « Stradivaria », « Le Concert des Nations« , « Le Poème Harmonique« , « Amarillis », « Le Parlement de Musique« , « La Chambre Philharmonique ».

Aussi bien en continuo d’opéra, qu’en orchestre, en musique de chambre ou en répertoire solistique, Emmanuel Jacques s’attache à travailler la matière instrumentale pour en extraire une vocalité « idéale ». Cet attrait pour le son d’ensemble s’associe à un désir de soumettre l’instrument et le musicien au service de la musique et de son concepteur. Ce principe guide son travail en orchestre depuis près de 20 ans qu’il arpente le milieu de la musique ancienne. C’est cette même passion pour le son qui alimente ses recherches d’instruments auprès des grands luthiers et archetiers européens. Depuis 2014, il est professeur de violoncelle baroque au CRR de Versailles et partage avec ses élèves ses méthodes de recherche techniques et interprétatives.

Pour poursuivre son apprentissage de l’alchimie instrumentale, Emmanuel Jacques s’oriente aujourd’hui vers l’exploration du répertoire chambriste. En 2007 il est membre fondateur du « Quatuor Ruggieri », quatuor sur instruments anciens qui se consacre à la musique classique et pré-romantique (deux parutions discographiques de quatuors de George Onslow, pour les labels AgOgique en 2012 et Aparté en 2015). En 2013, il grave avec la claviériste Maude Gratton l’intégrale des sonates pour violoncelle et pianoforte de George Onslow (Label Mirare). Il participe régulièrement aux enregistrements en formation de chambre du violoncelliste Bruno Cocset. Il crée en 2015 avec la violoniste Gilone Gaubert-Jacques l’ensemble « Les Heures du jour », un espace de recherche taillé sur mesure pour leur aspiration commune à servir la musique.

Il joue un violoncelle de Jacques Boquay fait en 1726.

Gilone Gaubert-Jacques • violon

Diplômée du Conservatoire Régional de Bordeaux en piano (1er prix), Gilone Gaubert-Jacques étudie parallèlement le violon, notamment avec Robert Papavrami, puis avec Maryvonne Le Dizès au Conservatoire Régional de Boulogne-Billancourt où elle obtient un 1er prix à l’unanimité. Afin de compléter son cursus musical, elle intègre aussi la classe d’accompagnement piano de Solange Chiapparin au Conservatoire de Fontenay-sous-Bois.

Admise dans la classe de violon de Devy Erlih au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris (CNSM), elle en sort en 1995 récompensée par le diplôme de Formation Supérieure.

Passionnée par l’interprétation du répertoire de musique ancienne sur instruments d’époque, elle approfondit cette spécialisation auprès de Patrick Bismuth et Christophe Rousset au CNSM de Paris et y obtient en 1998 le diplôme de Formation Supérieure.

Depuis 2005, elle est violon solo de l’ensemble « Les Talens Lyriques » dirigé par Christophe Rousset, avec lequel elle a pu se produire comme soliste dans des concertos de Bach. Elle est, par ailleurs, invitée comme violon solo par « Le Parlement de Musique » de Martin Gester (avec qui elle a participé également à la formation de l’orchestre baroque d’Ambronay). Elle a aussi régulièrement joué avec l’ensemble « Amarillis » (Dir. Héloïse Gaillard), « La Petite Simphonie » (Dir Daniel Isoir) et « La Chambre Philharmonique » (Dir. Emmanuel Krivine).

Aimant enseigner, elle est professeur de musique ancienne au Conservatoire de Chantilly. Parallèlement, pour faire suite à ses études pianistiques et toujours dans la recherche d’authenticité d’une interprétation sur instrument d’époque, elle se passionne pour le pianoforte.

Gilone Gaubert-Jacques est membre fondateur du « Quatuor Ruggieri », quatuor à cordes actif de 2007 à 2015, spécialisé dans le répertoire classique et romantique sur instruments d’époque dont deux enregistrements discographiques dédiés à George Onslow, sortis en 2012 sous le label AgOgique et 2015 sous le label Aparté ont reçu l’accueil très favorable de la presse.

Elle joue sur un violon de Jacques Boquay, Paris, 1715, ainsi que sur un violon d’Alessandro Mezzadri, Ferrare, 1720.

Jan Kobow • ténor

Berlin native and tenor Jan Kobow has been a recognized figure in the music world since winning First Prize in the 1998 Leipzig Bach Competition. He has established an international reputation as a vocalist specialized in Baroque repertoire, and has been invited to perform worldwide by eminent musicians such as Frans Brüggen, Sir John Eliot Gardiner, Nikolaus Harnoncourt, Philippe Herreweghe, Jos van Immerseel, Sigiswald Kuijken, Gustav Leonhardt, Lars Ulrik Mortensen and Masaaki Suzuki.

Jan Kobow has appeared as a featured soloist on nearly 100 recordings, and has nine solo albums to his credit, including Schubert’s three Lieder song cycles with Kristian Bezuidenhout and Christoph Hammer. He has also recorded Lieder by Mendelssohn, Seckendorff, Johann Krieger, Carl Loewe, and John Dowland, as well as additional Schubert songs with pianists Cord Garben and Ludger Rémy.

His most recent releases include the Evangelist role in the St Mark Passion by Reinhard Keiser (awarded the Diapason d’Or), and the critically acclaimed original version of Schubert’s “Winterreise”. He has also recorded Haydn’s Creation and The Seasons, as well as Bach’s Christmas Oratorio, St. John Passion, and the Mass in B Minor, sometimes in several available versions. He is featured on the complete Bach editions recorded by Bach Collegium Japan, La Petite Bande and the English Baroque Soloists, as well as in the Naxos label’s complete Schubert series. Mr. Kobow has appeared in various Baroque operas around the world including productions at the Theatre de la Monnaie in Brussels and Lincoln Centre in New York City. His recent portrayal of the title character in Boxberg’s Sardanapalus was a great success, and has also been released on CD.

Mr. Kobow has an excellent reputation as an ensemble singer. He is a founding member of the vocal group Die Himlische Cantorey, which has recorded ten CDs. For the Nuremberg International Organ festival, the ensemble initiated a large-scale recital and CD project featuring the music of Johann Pachelbel.

His upcoming 2017/2018 season includes: a guest appearance for an opera and CD production of Handel’s Almira for the Boston Early Music Festival, and many further recitals in Europe on the occasion of the 500th anniversary of the Protestant Reformation.

At home in Schloss Seehaus (located between Würzburg and Nuremberg), Jan Kobow hosts an annual concert series in that venue, and conducts vocal master classes to share his knowledge and love of music. One of the highlights in the 2017 Schloss Seehaus season will be a series of “wandering recitals” from venue to venue, in collaboration with lutenist Axel Wolf. For his initiative and commitment for the arts in the Nuremberg metropolitan region, Jan Kobow was awarded the “Artist of the Month” prize in 2016.

David Chivers • violon

D’origine Franco-Américaine, David Chivers obtient en 2001 son diplôme d’interprétation avec mention “excellence” à la Guildhall School of Music de Londres. Ayant remporté en 2002 le 1er prix du Concours International de Croydon, il interprète les grands concertos romantiques avec divers orchestres: Elgar, Brahms, Tchaikovsky, Sibelius.

Demandé en tant que violon solo, il est invité par le « Hong Kong Sinfonietta », « Bayerische Kammerphilharmonie », « City of Birmingham Orchestra », « Scottish Chamber Orchestra » et « L’Orchestre Révolutionnaire et Romantique » sous la direction de J.E. Gardiner. Il obtient en 2010 un poste de soliste au « Royal Scottish National Orchestra ».

De retour en France en 2012, il décide de se consacrer à la musique ancienne. Parallèlement à son cursus de perfectionnement auprès de Patrick Cohen-Akénïne, David est invité d’ensembles tels « Le Poème Harmonique », « La Chambre Philharmonique », « Opéra Fuoco », « Pulcinella » et « Insula Orchestra ».

Sophie Cerf • alto

Après un cursus universitaire en musicologie, Sophie Cerf a étudié l’alto au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. En 1992, elle a remporté le Concours National des Jeunes Altistes. Elle a participé à « L’Orchestre Français des Jeunes » pendant trois saisons (1991, 1992 et 1994) en tant qu’alto solo, sous la direction d’Emmanuel Krivine et de Marek Janowski.

Sophie Cerf enseigne l’alto au conservatoire de Chartres depuis 1996.

S’intéressant aux instruments anciens, elle est membre de l’ensemble « Stradivaria » (Dir. Daniel Cuiller) et de « La Chambre Philharmonique » (Dir. Emmanuel Krivine). Elle a participé à des nombreux concerts et à une vingtaine d’enregistrements avec « L’Ensemble Baroque De Limoges » (Dir. Christophe Coin), « Le Concert Spirituel » (Dir. Hervé Niquet), « Les Folies Françaises » (Dir. Patrick Cohen Akenine), « Doulce Mémoire » (Dir. Denis Raisin Dadre), « Le Salon Romantique » (Dir. Pierre Franck), « Stradivaria » et « La Chambre Philharmonique ».