INFOS PRATIQUES

 

Tarif unique 11€

Gratuit pour les enfants de moins de 15 ans

Règlement sur place (Attention, pas de CB !)

 

Réservation indispensable

par mail de préférence : resa@lacourroie.org

ou par téléphone : 04 90 32 11 41

 

Placement libre

Concert sans entracte, durée 1h15 environ

 

Soupe, desserts et boissons vous sont proposés

à partir de 19h15 et à l’issue du concert

Boissons : 1€

Soupe : 3€

Desserts : 2€

C. Monteverdi : Interrotte speranze

T. Merula : Sonata 3

C. Monteverdi : Et è pur dunque vero

C. Monteverdi : Tempro la cetra

C. Monteverdi : Voglio di vita uscir

 

C. Monteverdi : Ohimè, ch’io cado

G. B. Buonamente : Sonata a tre violini

C. Monteverdi : Quel sguardo sdegnosetto

S. Rossi : Sinfonia

C. Monteverdi : Tornate

 

C. Monteverdi : Il Combattimento di Tancredi e Clorinda

complet

Maïlys de Villoutrey • soprano

Marc Mauillon • ténor

Tomas Kral • ténor

 

Ensemble Ground Floor

Elena Andreyev • violoncelle

Etienne Galletier • chitarrone

Angélique Mauillon • harpe

Pierre Gallon • clavecin

et ses invités :

Alice Piérot • violon

Odile Edouard •violon

Josèphe Cottet • violon, alto

Thomas de Pierrefeu • violone

Claudio Monteverdi « l’Oracolo della Musica »

Mardi 4 et mercredi 5 septembre 2018 à 20h18

Figure emblématique de la fin de la Renaissance pour les uns, créateur de la musique moderne pour d’autres, Claudio Monteverdi est très certainement  le musicien le plus représentatif de cette transition entre le XVIème et le XVIIème siècle.

Pour Benedetto Ferrari, comme pour beaucoup de ses contemporains, il est « l’Oracolo della musica », un homme tourné vers l’avenir, avide de nouveautés, de modernité.

Inspiré par la philosophie humaniste, Monteverdi replace l’homme et ses passions au cœur de la création.

La musique devient servante du mot, et cherche à émouvoir.

« Il Combattimento di Tancredi e Clorinda » est créé en 1624 au Palazzo Mocenigo à Venise ; Monteverdi rapporte dans sa préface, que « le public fut ému aux larmes par cette pièce dramatique in stilo rappresentativo, et que jamais on n’entendit autant d’applaudissements. »

Cette « nouvelle musique », qui aura heurté ou émerveillé les musiciens de son temps, a su poursuivre son chemin jusqu’à notre XXIème siècle, touchante comme au premier jour.

Angélique Mauillon

Après quelques années de violon, Maïlys de Villoutreys intègre à 9 ans la Maîtrise de Bretagne, et découvre ainsi le chant avec Jean-Michel Noël, participant à de nombreux concerts, enregistrements et tournées. Tout en poursuivant des études d'Italien à l'Université, elle est l'élève de Martine Surais au Conservatoire de Rennes, puis se perfectionne avec Isabelle Guillaud et Alain Buet au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, où elle obtient brillamment son Master en 2011. Maïlys de Villoutreys découvre la scène dès son plus jeune âge en interprétant des rôles d'enfants à l'Opéra de Rennes (Sophie dans Let's make an opera de Britten, Yniold dans Pelléas et Mélisande de Debussy). Plus tard, elle est Miss Ellen dans Lakmé à l'Opéra de Rouen, Aspasia dans La Pietra del Paragone (Rossini) au Teatro Regio de Parma, et incarne plusieurs rôles mozartiens : Barberina, puis Pamina au CNSMDP, la Reine de la Nuit (dir. N. Krüger), et plus récemment Melia dans Apollon et Hyacinthe, à la Cité de la Musique à Paris. A l'Opéra Royal de Versailles, elle chante Amour (Orphée et Eurydice, Gluck) dirigée par G. Grazioli, et Clarine (Platée, Rameau) sous la baguette de J-C Malgoire. L'année passée, Maïlys était Clarice dans l'opéra baroque/contemporain d'Antoine Dauvergne et Gérard Pesson avec l'ensemble Amarillis : La Double Coquette (Scène Nationale de Besançon, Grand Théâtre d'Angers, Festival Croisements à Pékin, Festival du French May à Hong Kong, Festival de Sablé-sur-Sarthe, Théâtre de la Ville à Paris, L'Arsenal de Metz, Dock Street Charleston USA, Montclair New Jersey USA...). Elle a également participé à la re-création de l'Oristeo de Cavalli, avec le Concerto Soave, dans une mise en scène d'Olivier Lexa. Son goût prononcé pour le répertoire baroque l'amène à se produire avec de nombreux ensembles : on peut ainsi l’entendre régulièrement avec Amarillis (plus spécialement dans la musique de chambre française), avec Pygmalion (R Pichon) dans des Cantates et Passions de Bach, le Ricercar Consort (P Pierlot), les Musiciens du Louvre (M Minkowski), le Concerto Soave (JM Aymes), l’ensemble Desmarest (Ronan Khalil), les Folies Françoises (P Cohen-Akenine), le Banquet Céleste (D Guillon)… Sa discographie inclut deux récitals : « Chansons de JB de Laborde » avec le Trio Dauphine (Evidence Classics, 2015), et le « Pianto della Madonna » (B Records, 2016) avec l'ensemble Desmarest. L'opéra baroque et contemporain La Double Coquette de Dauvergne et Pesson a été enregistré en 2014 pour NoMadMusic. Maïlys a également enregistré la cantate de Cherubini Clytemnestra, avec Die Kölner Akademie (CPO, 2012), et une Messe du compositeur maltais G Abos, avec le même ensemble (CPO, 2015). L'année prochaine sortira une nouvelle version de L'Enfant et les Sortilèges avec le SWR Stuttgart, dirigé par S Denève, dans lequel elle chante une Pastourelle et la Chouette. Ses prochains projets en 2017 incluent plusieurs récitals avec l'ensemble Desmarest et l'ensemble Amarillis, un enregistrement et plusieurs concerts avec la flûtiste Juliette Hurel et l'ensemble Les Surprises (Alpha), et la suite de la tournée de La Double Coquette dans les maisons d'opéra de Lille, Nantes et Angers. Elle chantera également Marta, dans l'oratorio de Caldara Maddalena ai piedi di Cristo en ouverture du Festival de La Chaise Dieu et à l'Opéra de Rennes.

Le baryton tchèque Tomáš Král a étudié à l'Académie Janáček des Arts de la scène de Brno, dans la classe d'Adriana Hlavsová. Il a participé à des master class avec Julie Hasler,  Howard Crook, Peter Schreier, Joel Frederiksen, et il a régulièrement consulté Ivan Kusnjer.

Depuis 2005, Tomáš collabore régulièrement avec des ensembles tchèques tels que Collegium 1704, Collegium Marianum, Musica Florea. Il a également travaillé avec d'autres ensembles et orchestres européens, dont l'Orchestre Baroque de Wroclaw, le Collegium  Vocal de Gand, Venexiana, Vox Luminis, Holland Baroque Orchestra et B'Rock Orchestra.  Il a donné de nombreux concerts à traver l’Europe dans des lieux ou festivals européens  comme le Printemps de Prague, le Festival de La Chaise-Dieu, le Festival de Sablé, le Festival d'Ambronay, le Festival de Salzburg, Dresdner Festspiele, Oude Muziek Utrecht,  MA Brugge, BOZAR à Bruxelles, Wien Konzerthaus et Wratislavia Cantans.

Au cours de la saison 2017/18, Tomáš a chanté le Weihnachtsoratorium de Bach au Musikverein de Vienne, Vespro della Beata Vergine de Monteverdi avec Gli Angeli Genève sous la direction de Stephan MacLeod, le Magnificat de Bach avec B'Rock Orchestra sous la baguette de Benjamin Bayl, L'Olimpiade de Vivaldi (Clistene) avec Wrocław Baroque Orchestra dirigé par Rinaldo Alessandrini, et Der Tag des Gerichts de Telemann avec il Gardellino sous la direction de Peter Van Heyghen. Il a également commencé à collaborer avec Raphaël Pichon, et son Ensemble Pygmalion, programmé à plusieurs reprises pour différents programmes consacrés aux cantates de Bach, mais aussi pour sa Passion selon St Jean dans laquelle Tomáš tenait le rôle de Jésus.Tomáš Král se consacre aussi à l'opéra. Il est notamment apparu comme Uberto dans La serva padrona de Pergolèse, Giove dans La Calisto de Cavalli avec Collegium Marianum, Lisingo dans Le Cinesi de Gluck avec Collegium 1704, Ernesto dans Le Mondo della Luna  de Haydn avec Ensemble Baroque, et, Apollo dans Apollo e Dafne de Haendel avec Musica Florea. Tomáš a également été invité à chanter au théâtre Moravian, à Olomouc, dans des productions de Boccace de Suppé (rôle-titre) et de Cosi fan tutte (Guglielmo) de Mozart. En 2014, il participe à une mise en scène du Requiem de Mozart dirigé par Michael Hofstetter avec des représentations au Kunstfestspiele Herrenhausen à Hanovre et au Theater Gießen. La même année, il chante en concert le rôle d'Ottokar dans le Freischütz de Weber pour le Festival Styriarte à Graz. Il retourne par la suite au Theater Gießen pour chanter le rôle principal dans l'adaptation de Telemann de Riccardo Primo de Haendel. En 2016, il participe à la très médiatique production de la Passion selon St Jean de Bach mise en scène par Pierre Audi et avec l'orchestre B'Rock placé sous la direction d'Andreas Spering. Cette production  a été présentée au Klara Festival à Bruxelles, Wratislavia Cantans, Opera Forward Festival à  Amsterdam et à l'Opéra de Rouen. Cette même année, il chante aussi Apollo dans L'Orfeo de Monteverdi à l'Opéra de Dijon. En 2017, il interprète le rôle de Polyphemus dans Acis and Galatea de Haendel au Festival International Haendel de Halle. Tomáš Král a participé à de nombreux enregistrements, célébrant la musique de Jan Dismas Zelenka (Missa votiva, Lamentationes Ieremiae Prophetae), mais aussi avec la Messe en si mineur de Bach avec Collegium 1704 et, plus récemment, Moravian Folk Songs de Leoš Janáček.

« Chanteur hors norme, comment mieux définir Marc Mauillon ? » (Michel Parouty, Opéra Magazine 02/2017)

Par l’étendue et la singularité de son répertoire, son timbre si reconnaissable et sa diction ciselée, Marc Mauillon occupe une place toute personnelle sur la scène lyrique actuelle. Tantôt baryton, tantôt ténor, ce caméléon déploie et adapte ses couleurs au gré des musiques et des personnages qu’il rencontre.

À l’opéra il est tantôt loufoque (Papageno, Bobinet de la Vie Parisienne, Mercure d’Orphée aux enfers, moine du King Arthur de Shirley & Dino, Le Mari des Mamelles de Tirésias de Poulenc, Momo de l’Orfeo de Rossi, Robert le Cochon de M.O. Dupin), divinité maléfique (la Haine dans Armide de Lully, Tisiphone dans Hippolyte et Aricie, Sorceress dans Dido & Aeneas), tragédien (rôles titres d’ Egisto de Cavalli, Orfeo de Monteverdi, Pelléas de Debussy, Adonis de Blow, Pélée dans Alcione de Marais…) ou même tragédienne (Raulito dans Cachafaz de Strasnoy).

En concert, il chante aussi bien des airs de cour (Lambert, Charpentier, Bacilly…) que des petits ou grands motets français (Charpentier, Lully, Rameau, Desmarest, Campra, Couperin), du madrigal italien (Monteverdi, Gesualdo), des cantates sacrées

ou profanes (Bach, Haendel, Vivaldi, Telemann, Monteclair, Clérambault), des programmes de musique médiévale ou renaissante.

Il travaille avec les chefs d’orchestre W. Christie (il est Lauréat du premier Jardin des Voix de 2002), M. Minkowski, R. Pichon, C. Rousset, A. Altinoglu, J. Savall, V. Dumestre, H. Niquet, E. Haïm, L. Campellone, M. Pascal, G. Jourdain… et les metteurs en scène L. Hemleb, D. Warner, B. Lazar, I. Alexandre, R. Carsen, J. Mijnssen…

Le récital et la musique de chambre tiennent une place de choix dans son parcours. Que ce soit Machaut avec Pierre Hamon, Vivabiancaluna Biffi et Angélique Mauillon, Poulenc/Eluard avec Guillaume Coppola, les musiciens de la Grande Guerre avec Anne Le Bozec ou Peri et Caccini avec Angélique Mauillon, ces programmes questionnent toujours fortement le rapport entre musique, poésie et vocalité. En 2016, il crée Songline, un récital monodique a capella, en mouvement et en lumière.

Cette saison il retourne à l’Opéra Comique à Paris pour Miranda d’après Purcell (R. Pichon / K. Mitchell) ainsi que pour 2 récitals, puis sera à Caen pour la reprise d’Alcione de Marais (J. Savall / L. Moaty). Il retrouvera les Arts Florissants pour la Selva Morale de Monteverdi en tournée, les Cris de Paris pour un Israël en Egypte de Haendel au Mexique, Angélique Mauillon pour plusieurs récitals en France, Suisse et Pays-Bas. Il sera à Salzburg avec M. Minkowski pour une Périchole, chantera son programme Songline à Munich, Varsovie et Rouen. Enfin le printemps 2018 verra la parution d’un nouvel enregistrement : les Leçons de Ténèbres de Lambert (premier cycle de 1662-63) pour la première fois au disque (Harmonia Mundi).

Depuis 2014, Marc Mauillon est professeur au Pôle Sup 93 (Aubervilliers/ La Courneuve).

Ground Floor a été créé en 2013 par un groupe de musiciens passionnés de musique et de recherche.

Rendre à la musique sa puissance de transformation et d'interrogation - telle est la préoccupation des musiciens de Ground Floor, attachés à faire parler ce répertoire qui répand aujourd'hui encore ses parfums charmants, enivrants, stimulants.

Explorer les infinies possibilités qu'offre la basse continue, cœur battant de la musique des 17e et 18e siècles, en matière d'interprétation et d'instrumentation, expérimenter en s'appuyant tant sur le texte lui-même que sur son contexte (philosophique, littéraire, artistique, historique voire socio-politique): ainsi Ground Floor cherche à offrir au public une musique vivante, spontanée, fraîche et pleine de sens.

Ground Floor est un ensemble d'instruments d'accompagnement : soutenir la voix, humaine ou instrumentale, pour en mettre en lumière le discours, les couleurs, les affects, les actions et passions - par l'échange, l'écoute et la collégialité, et sans jamais oublier l'esprit d'aventure.