INFOS PRATIQUES

 

Tarif unique 11€

Gratuit pour les enfants de moins de 15 ans

Règlement sur place (Attention, pas de CB !)

 

Réservation indispensable

par mail de préférence : resa@lacourroie.org

ou par téléphone : 04 90 32 11 41

 

Placement libre

Concert sans entracte, durée 1h15 environ

 

Soupe, desserts et boissons vous sont proposés

à partir de 19h15 et à l’issue du concert

Boissons : 1€

Soupe : 3€

Desserts : 2€

Programme

1. Vai de Roda (Duarte)

2. Rapariga da Estação (Duarte)

3. Doméstica Solidão (Duarte/Fado Zé António de Quadras)

4. Rimbaud (Duarte/Duarte e Rogério Ferreira)

5. Covers (Duarte/Fado Pechincha)

6. Às Tantas (Duarte)

7. Sobretudo Cinzento (Duarte/Fado Raúl Pinto)

8. Que Fado é esse afinal ? (Duarte/José Mário Branco – Fado Gripe)

9. Maria da Rocha (João Monge/Popular)

10. Mistérios de Lisboa (Duarte/Fado Raúl Pinto)

11. Évora doce (Duarte)

12. Rosas (Duarte)

13. Gaiata dos Beijos doces (Duarte/Tozé Brito)

14. Terra da Melancolia (Duarte)

15. Ou outra coisa qualquer (Duarte)

Jeudi 8 et vendredi 9 novembre 2018 à 20h18

Duarte • la voix du Fado

Pedro AMENDOEIRA • guitare portugaise

João FILIPE • guitare

complet

Duarte est aujourd'hui reconnu comme l'une des figures majeures de la jeune génération du fado.

Récompensé en 2007 par le prix de la Fondation Amalia Rodrigues, Duarte séduit par son timbre chaud et mordoré, porté par sa voix qui sait donner de la puissance et s'évanouir en murmures les plus intimes. Applaudi au Théâtre de la Ville, à l'Olympia, aux Festivals d'Ambronay et de Besançon entre autres, Duarte, auteur-compositeur-interprète, envoûte par son charisme unique. La fameuse saudade dans toute sa beauté.

Voix tour à tour puissante ou intime, Duarte n'hésite pas, sans tourner le dos à la tradition, à faire écho à la réalité.

« Je suis marié à la psychologie, mais le fado est ma maîtresse ». Cet aveu de Duarte, la nouvelle étoile du fado, fait écho à cette ambivalence de l'âme portugaise, toujours en quête de cette saudade dans laquelle sombrent ceux qui se laissent charmer par les sirènes de la mélancolie de l'absence. Pour autant, Duarte n'est pas un fadiste de plus, de ceux dont on dit qu'ils font partie des meilleurs de leur génération. Sa singularité commence dans une double activité assumée. D'autres avant lui, comme Fernando Machado Soares, le dernier chantre du fado de Coimbra, juge au tribunal d'Almada, sur l'autre rive du Tage, ont vécu cette réalité. Mais pour Duarte, elle se double d'un statut d'auteur-compositeur-interprète, rare chez les chanteurs de fado. Si vous faites escale à Lisbonne pour l'écouter, il faudra réserver au « Senhor Vinho », restaurant traditionnel accroché aux pentes du quartier huppé de Lapa. Mais le jeune homme, aux allures d'étudiant anglais, ne se produit que le week-end. Le reste de la semaine, il travaille sur les phénomènes de dépendance pour le ministère de l'Education. « Les cas que je diagnostique et que je traite ont en commun avec mes fados d'être des tranches de vie ». Cela s'entend dans ses textes mais aussi ses compositions élégantes, raffinées, empreintes de ce fatum lusitanien qui lui a valu, en 2007, le prix de la Fondation Amália Rodrigues. Duarte ne tourne pas le dos à la tradition. Il en nourrit ses fados traversés d'influences terriennes, celles de son Alentejo natal brûlé par le soleil, qui donnent du caractère, de la vigueur et de la profondeur aux musiques de cet ancien élève de l'académie de musique d'Evora, où il a étudié la guitare et le piano. Cette tradition, héritière de José Afonso, irrigue également une pensée qui puise au politique comme ce sublime Rosas où il est question des roses fanées, qu'on a tuées, comme s'il faisait le deuil des idéaux de la révolution des Œillets ; au social, comme ce chant a capella sur l'expatriation. Duarte ne fusionne pas les courants, il les juxtapose dans un équilibre parfait entre terre et mer, entre hier et demain. Interprète, enfin, il séduit par son timbre chaud et mordoré, porté par une voix qui sait donner de la puissance à l'émission et s'évanouir en murmures les plus intimes. Comment fait-il pour vivre de ses deux passions ? « Comme dans toute relation d'adultère, il faut jongler avec son agenda et surtout accepter de dormir moins ». La nuit n'est-elle pas le royaume des fadistes drapés dans leur cape noire ?

Antonio Mafra