Complet

Jeudi 12 et vendredi 13 septembre 2019 à 20h19

Chants et danses soufies de Syrie

Ensemble Al Kindi

avec Sheikh Hamed Daoud • chant

et les derviches tourneurs de Damas

TRANSE SOUFIE DE DAMAS

Le groupe est composé de 9 artistes, chanteurs, musiciens, danseurs venant de Syrie, Egypte et Tunisie.

Sheikh Hamed Daoud • chant (Syrie)

Ziad Kadi Amin • ney

Adel Shams El Din • riqq

Mohamed Qadri Dalal • Ud

Khadija El-Afritt • Qanun

Diaa Daoud • choriste (Munshid)

Mohamed Daoud • choriste (Munshid)

Hatem Al-Jamal • derviche tourneur

Azan Al Jamal • derviche tourneur

INFORMATIONS PRATIQUES

 

Tarif unique 11€

Gratuit pour les enfants de moins de 15 ans

Règlement sur place

Attention, pas de CB !

 

Réservation indispensable

par mail de préférence :

resa@lacourroie.org

ou par téléphone : 04 90 32 11 41

Placement libre

Durée du concert max 1h30, sans entracte

 

Soupe, desserts et boissons vous sont proposés

à partir de 19h15 et à l’issue du concert

Boissons : 1€

Soupe : 3€

Desserts : 2€

L’ensemble instrumental Al-Kindi, fut fondé en 1983, par le musicien français Julien Jâlal Eddine Weiss, musicologue et virtuose du qanun, disparu prématurément en 2015. Avec ses compagnons de route Ziad Kadi Amin de Damas (ney, flute en roseau), Mohamad Qadri Dalal d’Alep (Ud), et Adel Shams El Din d’Alexandrie (riqq, percussion à cymbalettes), ils ont fait de l’ensemble Al-Kindi l’un des meilleurs ensemble musical pour la rigueur de son travail et l’excellence de son interprétation du répertoire classique arabe. Depuis plus de trente ans, l’ensemble Al‑Kindi, n’a cessé d’explorer les richesses et l’universalité de la culture et de la musique classique arabe avec l’espoir d’exacerber l’idée positive de coexistence pacifique entre les peuples. Ils ont collaboré avec les meilleurs chanteurs de Syrie, d’Irak et de Turquie et se sont produits sur les plus grandes scènes musicales du monde jusqu’au Carnegie Hall de NY, ils ont enchainé des tournées dans toute l’Europe, programmés chaque année au Théâtre de la Ville à Paris, à l’Institut du Monde Arabe, au Festival des Musiques Sacrées de Fès, Festival de Baalbeck…

La guerre en Syrie avec ses exils forcés, ses frontières fermées, et la disparition de Julien Weiss ont impacté fortement sur les activités de l’ensemble, il n’est donc que plus important de les retrouver à nouveau réunis sur scéne… la virtuosité et l’émotion ne se sont pas taries, bien au contraire. Sheikh Hamed Daoud est récitant du Coran et Hymnode de la Grande Mosquée des Omeyyades de Damas. Héritier de la tradition transmise par son père le grand chantre Suleyman Daoud, il interpréte avec une parfaite maitrise vocale le répertoire de la liturgie soufie de Damas.

Avec l’ensemble Al-Kindi, et les derviches tourneurs de Damas, ils présentent un spectacle d’une immense spiritualité, d’une grande musicalité, fascinant et exaltant.

 

Sur scène, le groupe est absolument fascinant. De ferveur, d'élégance et de musicalité. » L’EXPRESS

 

On atteint là une manière de perfection dans l’équilibre entre la sensibilité savante d’Al-Kindî et le terreau culturo-religieux qui environne l’ensemble à Alep. LE MONDE

 

On suivra avec ravissement, et parfois un peu de vertige, la lente montée vers la communion physique avec la divinité. Il y a là un extrême raffinement, une ferveur spectaculaire, des instrumentistes exceptionnels. » LE FIGARO

 

On retrouve alors le lien sacré entre ciel et terre que les derviches incarnent lors de leur danse tournoyante. Al Kindî dispense cette étourdissante montée en grâce. » L’HUMANITÉ

LA LITURGIE SOUFIE DE LA GRANDE MOSQUÉE DES OMEYYADES DE DAMAS

On demanda au grand maître Junayd pourquoi les soufis éprouvaient une forte émotion spirituelle et s'agitaient pendant l'audition de la musique sacrée. « Quand Dieu, répondit-il, a demandé aux âmes dans le monde spirituel, lors du Pacte primordial : “ Ne suis-je point votre Seigneur ? ”, les âmes furent pénétrées par la douceur du discours divin. Quand elle entendent la musique, ce souvenir les réveille et les fait se mouvoir. Lorsqu’ils s’organisèrent en confréries soufies au début du IXe siècle, les mystiques musulmans adoptèrent la musique comme support de méditation, comme moyen d'accéder à des états de grâce ou d'extase, ou simplement pour “nourrir l'âme” c’est-à-dire régénérer le corps et l’esprit fatigués par les rigueurs de l’ascèse. Le samâ', qui signifie littéralement "audition", désigne dans le soufisme cette tradition d'écoute spirituelle de musique et de chants, dans des formes très variées et ritualisées à des degrés divers. La confrérie mystique sunnite des soufis Mawlawiyya (Mevlevi-s en turc, derviches tourneurs en Occident) a été fondée par le grand poète persan Jalâl al-Dîn al-Rûmi (1207-1273), installé à Konya (Anatolie). Bien que ce rituel soit surtout diffusé grâce à des interprètes turcs, des traditions locales existent en Syrie, en Egypte, en Irak depuis le XVIe siècle : elles ont survécu à l'abolition de la confrérie turque et au suicide du grand maître Abd al- Hâlim Thsélébi Bashi. Damas, un des principaux centres de l'Islam, ancienne capitale des Omeyyades et étape du pèlerinage vers la Mecque, posséde un art musical qui se caractérise par des suites (Wasla), des modes (maqâm) et des rythmes originaux, repris par les Mawlawyya dans leur takiyya (centre de confrérie). Le rituel ne peut être interprété dans les mosquées où l'instrumentarium est interdit ou uniquement constitué de percussions, généralement jouées dans les cours. Certaines grandes mosquées, comme celle des Omeyyades de Damas possèdent un répertoire vocal particulier. Les suites sacrées y sont appelées nawba-s, terme réservé aux profanes par les anciens Andalous et les Maghrébins. Généralement accompagnés d'un choeur masculin (bitâna), les récitants desservent le "samâ" (concert sacré) en y intégrant des extraits du répertoire de la Grande Mosquée, des rituels d'invocation de Dieu (dhikr-s) et des extraits de la Nativité du Prophète (mawlid). Leur expressivité (hiss) est fondamentalement sereine, toujours subtilement inventive et réglée rythmiquement de manière rigoureuse pour mener progressivement une assemblée vers la transe (inkhitâf) ou la méditation (ta'ammul) selon le choix des confréries.