Octobre 2020

Lundi 19 à 20h20

Mardi 20 à 20h20

COMPLET

"Les cadences du monde"

Louis Sclavis • clarinettes

Anna Luis • violoncelle

Bruno Ducret • violoncelle

Keyvan Chemirani • percussions

© Stephanie Griguer

Cet ensemble est composé de musiciens et musicienne avec lesquels j’ai déjà travaillé dans différents contextes. J’ai souhaité continuer l’aventure musicale avec eux en les réunissant autour d’un même projet.

Ils ont des parcours et des pratiques distincts, Anna Luis (violoncelle) dans la musique baroque, Kevan Chemirani pour les percussions classiques iraniennes, Bruno Ducret (violoncelle) est un créateur dans des domaines comme la chanson, le rock, et les musiques improvisées.

Ce nouvel opus est né de ma volonté de continuer à développer la confrontation des esthétiques, un aspect important de ma musique depuis toujours.

Je voudrais ces musiques comme des espaces de solitudes dans lesquels parfois on partage un instant d’humanité.

Louis Sclavis

INFORMATIONS PRATIQUES

 

Tarif unique 11€

Règlement sur place

Attention, pas de CB !

 

Réservation indispensable

par mail de préférence :

resa@lacourroie.org

ou par téléphone : 04 90 32 11 41

Placement libre

Durée du concert 1h15 sans entracte

 

Sous réserve :

Soupe, desserts et boissons vous sont proposés

à partir de 19h15 et à l’issue du concert

Boissons : 1€

Soupe : 3€

Desserts : 2€

Louis Sclavis

(clarinettes / saxophone)

Louis Sclavis commence l’étude de la clarinette à l’âge de 10 ans dans l’harmonie musicale de son quartier et après quelques années poursuit celle-ci au Conservatoire de Lyon. Au début des années 1970, il joue avec des troupes de théâtre et danse qui s’inscrivent dans la mouvance du Living Theatre, du Bread and Puppet et est musicalement inspiré par des groupes tels que Soft Machine, Sun Ra ou l’Art Ensemble of Chicago. Louis Sclavis commence sa carrière professionnelle en 1975 au sein du Workshop de Lyon, lequel collabore avec la chanteuse Colette Magny. En 1977 il participe à la création de l’Arfi, joue et enregistre avec le Marvelous band, la Marmite Infernale, etc...

 

Collaborations

C’est au début des années 1980 qu’il intègre le quartet d’Henri Texier, la Compagnie Lubat, le Brotherhood of Breath de Chris Mac Gregor, joue avec Michel Portal en duo et avec des musiciens européens comme Tony Oxley, Evan Parker, Peter Brotzman, Enrico Rava, Tomasz Stanko...

En 1984 il forme ses premiers groupes, quartet, trio, sextet avec lesquels il enregistre pour différents labels (Enja, label Bleu, Fmp et notamment Ecm).

Parallèlement il compose pour le cinéma (Amos Gitai, Bertrand Tavernier, Jean Louis Comolli) la danse (Mathilde Monnier), le théâtre, travaille avec Jacques Bonnaffé, Ernest Pignon Ernest, Guy le Querrec.

 

Une référence en matière de musique improvisée

Devenu désormais une référence en matière de musique improvisée, Louis Sclavis s’entoure en 2005 de musiciens plus jeunes au sein d’un groupe qu’il baptise « L’Imparfait des langues ». Il en poursuit l’expérience avec l’album « Lost on the Way » (2008), inspiré de l’Odyssée, qui laisse entendre la culture pop-rock de ses partenaires.

Toujours poussé par le désir d’associations nouvelles, il forme en 2009 un Eldorado Trio avec Craig Taborn et Tom Rainey et constitue l’année suivante l’Atlas Trio avec le guitariste Gilles Coronado et le pianiste Benjamin Moussay, formule instrumentale inédite qui, de son aveu, l’oblige à remettre sur le métier ses conceptions en matière de composition.

Plus que les retrouvailles régulières avec Romano et Texier (que rejoignent, le temps d’un disque, trois invités, Enrico Rava, Nguyên Lê et Bojan Z en 2011), c’est à cette formation qu’il consacre l’essentiel de ses efforts, avec laquelle il tourne et enregistre un second album, « Silk and Salt Melodies » (2014). En 2017 paraît Asian Fields Variations chez ECM en trio avec Vincent Courtois et Dominique Pifarély.

« Characters on a wall » est le dernier projet de Louis Sclavis autour de l’oeuvre d’Ernest Pignon- Ernest. Entouré de Sarah Murcia contrebasse, Christophe Lavergne batterie et Benjamin Moussay piano.

Keyvan Chemirani

(percussions)

Né à Paris en 1968, Keyvan Chemirani grandit sur les hauteurs de Manosque. Il a été formé aux musiques savantes persanes par son père Djamchid, né à Téhéran, virtuose du zarb. Le Grand Maître avait à cœur de marier sa musique traditionnelle avec le théâtre (le Mahabharata de Peter Brook), la danse avec Maurice Béjart ou Carolyn Carlson ou la musique contemporaine.

Aujourd’hui, Keyvan est à son tour devenu maître du zarb (tambour en forme de calice), du daf (tambour sur cadre) et du bendir (percussion méditerranéenne). L’art de la percussion iranienne est basé sur la poésie. La structure des pièces instrumentales pour zarb s’inspire de celle des poèmes persans, les coups portés sur la peau de chèvre qui recouvre l’instrument font échos aux pieds des vers. Mais pour Keyvan, la musique ne peut se limiter au répertoire séculaire persan car elle est avant tout partage. Il aime les rencontres et les mélanges pour créer des passerelles entre l’Orient et l’Occident et entre toutes les formes de musique (musique du monde, jazz, musique ancienne). Il est particulièrement sensible aux voix.

 

Son instrument, le zarb, a su trouver une place dans le monde du jazz. Keyvan a collaboré avec des pointures comme Didier Lockwood, Sylvain Luc, Louis Sclavis ou Renaud Garcia-Fons. Explorateur, il aime également travailler avec des ensembles de musique ancienne comme l’Ensemble Gilles Binchois de Dominique Vellard, La Chapelle rhénane avec laquelle il a enregistré les Psaumes de David de Schütz ou encore Cappella Mediterranea de Leonardo García Alarcón, qui l’a invité comme soliste et avec qui il a créé Il Diluvio universale de Falvetti au Festival d’Ambronay 2010.

 

Seul ou entouré de musiciens remarquables comme sa sœur Maryam ou avec le trio formé à la fin des années 90 avec son père et son frère Bijane, il se produit dans le monde entier. il dévoile à son public les possibilités infinies des percussions persanes. Il a su transformer l’héritage musical persan en créations multiformes...

Anna Luis

(violoncelle)

Après avoir obtenu le Diplôme d’Etudes Supérieures du CMSMD de Lyon en 2006, Anna  intègre le Concert Spirituel (Hervé Niquet) avec lequel elle continue de jouer régulièrement. Elle joue également avec Le Concert d’Astrée (Emmanuelle Haïm). Mais son activité principale est la musique de chambre, avec l’ensemble Amarillis et le talentueux violoniste David Plantier et Les Plaisirs du Parnasse.

Les différents programmes lui permettent d’explorer plusieurs univers : du baroque à la musique contemporaine avec Gérard Pesson, en passant par le jazz avec Louis Sclavis.

En 2019, elle sort un disque en duo avec David Plantier, «Continuo, Addio!», où le violoncelle rivalise de virtuosité avec le violon dans les premiers duos écrits pour cette formation.

Elle enseigne le violoncelle baroque au CRR de Lyon depuis 2019.

 

Bruno Ducret

(violoncelle)

Bruno Ducret est comme beaucoup de musiciens de sa génération habité par une multitude de musiques différentes.

Elevé au sein d'une famille de musiciens, il commence la musique à l'âge de 6 ans, et termine ses études en 2014 après être passé par les conservatoire de Montreuil sous-bois, Nîmes, Montpellier, et l’école ATLA de Paris. C’est lors de ce long parcours qu’il apprendra l’écriture et la composition.

Dès lors, les groupes se multiplient et se diversifient à son image, l’amenant à jouer notamment avec Louis Sclavis Juan Rozoff, Matthieu Metzger, Fred Gastard, Gerald Chevillon, Nosfell, Clément Janinet, Jean-Philippe Viret et en famille avec D’de Kabal, Marc Ducret, Hélène Labarrière, Jacky Molard et Dominique Pifarely.

Il est aujourd’hui violoncelliste et guitariste dans plusieurs groupes de Jazz comme Malboro Bled, Ouroboros, Lady M, La litanie des cimes et Komorebi, mais se consacre également à la musique de chambre avec son quatuor à cordes Bayou, à la musique traditionnelle avec Jacky Molard, au Rock/Noise avec Adolf Hibou et Grand Grand Trio, au Métal avec Prix Libre et LEU MEUSSIEU, et à la chanson avec Connie & Blyde et Louis Guiyoule

Enfin, son désir de croiser les langages le pousse à s’impliquer dans d’autres formes artistique. Il côtoie ainsi le théâtre aux côtés de Laurent Poitrenau dans le spectacle Morse de Marc Ducret et Sarah Lee Lefevre ainsi que dans le spectacle Variations sur le modèle de Kraeplin de Davide Carnevali avec Thomas Gonzales, Fréderic Fisbach et Joffrey Carey, mais également la danse avec la Compagnie Christophe Haleb dans  Atlas/Fama  et Dynamo et le danseur Jofe D’Mahl du Collectif de l’Éternuée.