SEPTEMBRE 2026
Jeudi 10 et Vendredi 11 à 20h26
TRIO / Jazz
Robin Fincker • Saxophone ténor & Clarinette en SiB
Bernard Santacruz • Contrebasse
Samuel Silvant • Batterie
Créé en 2020, ce trio a tout pour plaire à ceux qui aiment le jazz aventureux, pétri d’écoute, voire de télépathie, le jazz qui ose emprunter les chemins de traverses on l’on essaie de se perdre pour mieux se retrouver. Ces trois musiciens se connaissent suffisamment pour s’immerger sans peur ou autre doute dans un univers qu’ils construisent au fil des notes. La majorité des compositions sont de la plume des protagonistes car il n’est pas interdit d’écrire de la musique même quand on aime avancer sans regarder les panneaux.
Ces trois-là savent assurément où ils vont et ils y vont de concert… Cela donne une musique passionnante, qui s’émancipe de nombre de pré-requis sans pour autant les détester, qui suit un continuum à vitesse variable et dégage une incontestable force poétique que l’ont peut rapprocher de l’esprit des grands innovateurs des années 60, 70. C’est loin d’être un reproche d’autant que le trio possède son propre langage. Yves Dorison
ROBIN FINCKER • saxophone, clarinette, composition
« Robin Fincker est si visiblement habité par sa musique qu’elle nous empoigne physiquement. On a l’impression que c’est sa propre voix que l’on entend et non le son de son instrument. » Jean François Picaut, Citizen Jazz
Le saxophoniste et clarinettiste français Robin Fincker (7/7/1980) a été décrit comme un « ultra-virtuose dont chaque vague suivante instille l’impression de création » (Libération) et a développé un son instantanément reconnaissable par sa liberté stylistique où se mélange musiques-improvisées, jazz, musiques folks traditionnelles, rock et musique électronique.
Ayant vécu à Londres entre 1997 et 2009, ses collaborations musicales montrent un appétit insatiable pour la construction de ponts sonores et de rencontres musicales. Il a joué avec un large éventail de groupes clés et de personnalités musicales de son temps, dont Vincent Courtois, Benoit Delbecq, Hilmar Jensson, Daniel Erdmann, Julien Desprez, John Parish, Pierre- Alexandre Tremblay, Aquaserge, Bill Frisell, Pascal Niggenkemper, John Greaves, Evan Parker, Kit Downes, Paul Rogers, Surnatural Orchestra et l’Orchestre National de Jazz parmi bien d’autres.
Intéressé par la transformation des langages musicaux fixes par le biais de l’improvisation, Robin a mené plusieurs projets basés sur le remaniement contemporain de la musique traditionnelle tels que la rencontre sabar ouest-africaine Outhouse-Ruhabi, le trio avec Paul Rogers dédié au répertoire de Charles Mingus Whahay et plus récemment le quartet de free-folk Bedmakers et le projet d’installation électro-acoustique basée sur des collectages de voix Future Folk Stories.
Ses autres travaux incluent le trio Deep Ford avec Benoit Delbecq et Sylvain Darrifourcq dont la sortie You May Cross Here (BMC) l’a amené à être appelé « l’une des grandes consécrations de 2020 » par Jazz Magazine, Bize en duo avec la flûtiste Sylvaine Hélary ainsi que son duo avec l’accordéoniste Janick Martin Vison Visu et le trio Shadowlands avec Kit Downes et la chanteuse irlandaise Lauren Kinsella.
Depuis 2012, il est un proche collaborateur du violoncelliste Vincent Courtois dans de nombreux ensembles dont le trio historique Courtois/Erdmann/Fincker. Il a été l’un des fondateurs du Loop Collective à Londres considéré en son temps comme une force majeure sur la nouvelle scène jazz britannique et est aujourd’hui membre actif du Collectif Freddy Morezon basé en Occitanie.
Robin a étudié à la Guildhall School of Music (Londres) et au Conservatoire Supérieur de Musique de Paris (CNSMDP) et a obtenu plusieurs bourses et commandes pour son œuvre par le Ministère de la Culture, le CNM, la SACEM et Diaphonique. Sa discographie compte plus de 30 enregistrements dont 11 en tant que leader/co-leader et sa musique a été enregistrée plusieurs fois pour des programmes radio sur la BBC, Radio France ou la WDR.
Contrebassiste et compositeur né à Alger, Bernard Santacruz évolue depuis plus de 40 ans dans le monde de la musique improvisée, du jazz libre et des musiques actuelles. Il a su développer un son d’une grande profondeur et un phrasé très personnel qui font de lui un musicien apprécié. Il se produit auprès de nombreux musiciens de culture et de nationalités diverses, sur des scènes nationales et internationales.
Les amitiés musicales et les partages humains ont toujours eu une grande importance pour Bernard qui s’investit avec auprès de musiciens comme : André Jaume, Serge Lazarévitch, Daunik Lazro, Michel Marre, Rémi Charmasson, Joël Allouche, Stephan Oliva, Bernard Jean, Antony Ortega, Eric Barret, Barry Altschul, Anders Griffen, Jim Baker, Christian Rollet, Christine Wodrascka, Jean Luc Cappozzo, Siegfried Kessler…
On a pu aussi l’entendre auprès de musiciens afro américains issus du free jazz comme Charles Tyler, Denis Charles, Frank Lowe, Sabir Mateen, Charles Gayle et John Tchicai. A l’occasion de rencontres, il a joué avec des musiciens mythiques comme Archie Shepp, Byard Lancaster, Bobby Few ou Rasul Siddik.
Au sein de l’ARFI de Lyon (Association pour la Recherche d’un Folklore Imaginaire), il est le musicien invité du tableau concert « A la vie, la mort ».
En 2014, avec le batteur Bruno Tocanne et sept autres musiciens, ils créent “Over The Hills ” sur un programme emprunté au légendaire “Escalator Over The Hill” de Carla Bley et Paul Haines.
Ces dernières années, il oriente principalement son travail vers l’improvisation non idiomatique (ou générative), provoquant rencontres inédites et enregistrements.
Il a à son actif une cinquantaine d’albums enregistrés en tant que sideman et neuf en tant que leader et co-leader:
What About? Christiane Bopp, Bernard Santacruz, Bruno Tocanne. (IMR 024).
On how many surprising things did not this single crime depend? Jim Baker, Bernard Santacruz, Samuel Silvant. (JujuWorks #3)
Cardinal Point, Bernard Santacruz, Michael Zerang. (FS Record 27)
Nothing But Love, The Music Of Frank Lowe, Kelley Hurt, Chad Fowler, Christopher Parker, Bernard Santacruz, Anders Griffen, Bobby Lavell. (Mahakala Music 007)
Strings Garden, Joëlle Léandre, Bernard Santacruz. (FS Record 10)
Tales, Fables and Other Stories, Solo (2017)
Sonic Communion, Jean-Luc Cappozzo, Douglas R. Ewart, Joëlle Léandre, Bernard Santacruz, Michael Zerang. (The Bridge Sessions 01)
SAMUEL SILVANT Batteur/Percussionniste/Compositeur
Il fréquente les conservatoires de Nîmes [Musiques orientales], d’Avignon [Classe de Jazz avec André Jaume] et l’Imfp de Salon de Provence. En parallèle et à l’occasion de stage avec l’Orchestre National de Jazz, l’Ajmi et l’Arfi, il découvre les musiques libres et développe depuis un langage personnel autour de l’improvisation, il participe depuis à diverses rencontres, créations et performances dans le milieu du jazz et des musiques improvisées, il compose également des répertoires pour les ensembles qu’il dirige.
Actifs sur la scène jazz et dans de nombreux domaines artistiques, théâtre, danse, spectacle de rue, art plastique, il codirige la Cie Les Locataires avec laquelle il créer des spectacles pluridisciplinaires ou il croise toutes ces pratiques. Il intervient pédagogiquement depuis vingt-cinq ans auprès de divers publics et dans les écoles, collèges et lycées. Il participe depuis 2008 au service éducatif de « Jazz à Junas » où il anime des ateliers d’improvisation et de percussions.
Attentif à l’avenir du disque, il dirige le Label de Jazz et Musique Improvisées « Juju Works » qui figure dans le regroupement de label indépendant les « Allumés du Jazz ».
Aujourd’hui, en parallèle de son travail de Cie, il travaille en trio avec Robin Fincker et Bernard Santacruz, en duo avec Philippe Deshepper, participe aux formations du pianiste newyorkais Denman Maroney [Disque Covid variations – The air-conditioned nightmare – Umwelt] et dirige un quartet avec Olivier Thémines, Philippe Deschepper et Bernard Santacruz [Disque « De l’autre côté de la voie ferrée » Élu Citizen Jazz]. Membre du réseau d’échange « The Bridge a transatlantic network for jazz and créative music », il collabore avec des musiciens de Chicago : un quartet en compagnie de Mars Williams, Antonin-Tri Hoang et Tatsu Aoki ainsi qu’un projet en trio avec Jim Baker et Bernard Santacruz. Il se produit également en solo et performe des lectures avec la comédienne et metteur en scène Emma Morin.
« Pleine d’intelligence et de sensibilité, la musique de Samuel Silvant a tout pour plaire. Nimbée d’un intimisme profond et essentiel, elle est fille de la libre poésie d’Ornette Coleman ou, mieux encore, de Paul Motian. Le trio peut ainsi courir l’aventure sans donner l’impression de chercher. La preuve d’un grand art. » -> Jazz Magazine
« Les quatre musiciens, dans ces registres tantôt tendus, tantôt suspendus, font preuve d’une égale élégance, faisant de ce disque profond et abouti un objet sonore magnifique sur lequel on revient avec un plaisir grandissant. Pas une seule fois n’affleure le sentiment d’écouter une copie propre. Au contraire, la capacité de réinvention du groupe interpelle, et l’on effectue ce voyage en ayant l’impression de voir pour la première fois ces paysages traversés par le passé, leur beauté se trouvant éclairée d’une lumière nouvelle. » -> Citizen Jazz
